Aoide

Samedi 29 novembre à 20h15

Théâtre la Mare au Diable

Lochu Violaine (2014)

À partir des lectures croisées de textes anciens et contemporains, Violaine Lochu « réinvente » le chant des sirènes. Elle explore l’hybridation de la femme poisson/oiseau en faisant corps avec son accordéon. La voix et l’instrument poussés dans leurs retranchements sonores, expriment ainsi l’ambigüité du chant mythique oscillant entre une bestialité inquiétante, un hymne « enchaîneur » ou encore une mélodie divine…

Lochu Violaine (2014)

Diplômée d’un DNSEP à l’ENSAPC (école nationale supérieure d’art de Paris Cergy) et d’un Master II recherche arts plastiques (université Rennes 2), Violaine Lochu a exposé et performé en France et à l’étranger (la Friche la Belle de Mai, le Générateur, Béton salon, la Marbrerie, Espace 13, galerie Justina M.Barnicke à Toronto, North End Studio à Détroit…). Elle sera en résidence à au centre d’art montreuillois le 116 d’octobre à janvier. Le travail de Violaine Lochu est une exploration du langage et de la voix. Dans ses performances, vidéos, objets d’édition, elle applique des protocoles spécifiques à un matériau linguistique existant. En Faisant jouer la pensée féministe de Luce Irigaray sur Histoires d’Hérodote (T[h]race), en appliquant à la Chanson de Roland des phénomènes d’érosion, de sédimentation, de fragmentation, propres à la ruine archéologique (Vestiges de Roncevaux), la voix parlée ou chantée se diffracte en chuchotements, grognements, cris. Elle peut faire appel à des techniques de chant traditionnel déplacées de leur usage premier, ou rejouer les altérations propres à la transmission orale (Chinese whispers)… Les pièces issues de ces hybridations tentent de faire entendre les strates enfouies du langage, de l’emmener vers un au-delà du dicible.

Théâtre la Mare au Diable

4 Rue Pasteur, 91120 Palaiseau, France