Le clone comme unité de transfert

14 octobre 2000 au 17 février 2001

IUFM d'Etiolles et Espace d'art Trafic (Ivry-sur-Seine)

Barbier Gilles (2000-2001)

Barbier Gilles (2000-2001)

Gilles Barbier est né en 1965 à Port Vila, dans l’archipel du Vanuatu, anciennement Nouvelles Hébrides. En 1986, il s’installe à Marseille. Son travail prend une dimension nationale en 1994, lors d’une exposition collective à L’ARC (Paris). En 1995, Jean-Yves Jouannais l’invite à la Biennale de Venise, dans l’exposition Infamie. Puis c’est la Biennale d’Istanbul. Pendant la décennie suivante, il exposera au Whitney Museum de New York, ainsi qu’en Allemagne, Suisse et Belgique. Sa rencontre avec Harald Szeemann lui offre une seconde invitation à la Biennale de Venise, ainsi qu’à celle de Lyon. En 2006, grande exposition au Carré d’Art de Nîmes, puis en 2008, Claude Berri lui donne carte blanche pour l’ouverture de son espace parisien. En 2010, il dévoile son Game of life au centre Pompidou. 2013 voit sa septième exposition personnelle (depuis 1995) à la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, à Paris. A l’été 2015, une grande exposition personnelle itinérante débutera à la Friche de la Belle de Mai à Marseille pour ensuite partir au Japon. Lorsqu’il arrive en France à l’âge de vingt ans, Barbier met en place un travail qu’il ne définit ni comme critique, ni comme « peinture du monde », ni comme problématique mais comme autant de fictions. La distance qu’il introduit ainsi avec l’« intelligence de l’oeuvre » lui donne une considérable mobilité, embarrassante pour qui veut simplifier l’ensemble en une unité cohérente. Son parcours, avec la copie rigoureuse du dictionnaire comme bruit de fond, traverse des corps définis comme des clones, des espaces « médiagéniques » avec des super héros grabataires, mais aussi, la « pornosphère », les mondes « corrigés », les autoportraits « Perdu dans le Paysage » ou « Planqué dans l’atelier »… Soucieux d’associer à ce corpus la rigueur de son travail théorique, son « ressassement », Gilles Barbier alimente en textes et en outils de réflexion un flux continu de dessins, d’images. Finalement, l’oeuvre de Gilles Barbier est une forêt qui reste à défricher tant elle est profuse et luxuriante. Bâtie sur un système où tout est possible, elle recèle de multiples flux dont l’entrelacs dessine une esthétique de la consommation, voire de la consommation.

IUFM d'Etiolles et Espace d'art Trafic (Ivry-sur-Seine)

I.u.f.m., Boulevard Charles de Gaulle, Étiolles, France