Le verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard)

Vendredi 5 avril 2013 à 20h30

Salons du Château de Morsang-sur-Orge

Bourges Gaëlle (2013)
Chargois Marianne (2013)
Delanoë Gaspard (2013)
Roland Alice (2013)

Pièce chorégraphique d’après le tableau de Fragonard
Conception : Gaëlle Bourges
En avant-première, la ville de Morsang-sur-Orge, en partenariat avec la DRAC, coproduit cette création à la suite d’une résidence au Château du 25 mars au 4 avril 2013.
L’accueil en résidence de l’association Os pour leur nouvelle création est l’occasion pour l’équipe (Gaëlle Bourges, Marianne Chargois, Gaspard Delanoë, Alice Roland) de déployer un faisceau d’ateliers, d’interventions et d’actions sur l’Essonne. Le verrou s’ouvre sur la reconstitution du tableau éponyme de Fragonard, peint à la fin des années 1770, et mêle histoire de l’art officielle tout comme histoires d’art fictionnelles, réminiscences du siècle des Lumières et balbutiements romantiques, libertinage imagé et atmosphère pré-révolutionnaire, performances physiques sur lit et performances discursives à table. En tirant simultanément le fil du pictural, du sexuel, du fantasmatique, de l’historique, on a de fortes chances de tomber sur un os : c’est exactement ça que la pièce cherche. L’os.

La première a eu lieu aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis les 22, 23 et 24 mai 2013 au Théâtre du Colombier, à Bagnolet (93).

 

Production déléguée Os : Coproduction Ballet de l’Opéra national du Rhin/Centre Chorégraphique National de Mulhouse, Centre Chorégraphique National de Tours/Direction Thomas Lebrun, Ville de Morsang-sur-Orge (Essonne).

Coréalisation PACT Zollverein (Essen, Allemagne), Emmetrop (Bourges).

Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication/ DRAC Ile-de-France au titre de l’aide au projet, du Conseil général de l’Essonne, de l’ADAMI, de la Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolab (Paris) et du Centre National de la Danse (Pantin) pour le prêt de studios.

Bourges Gaëlle (2013)

Née à Boulogne-Billancourt en 1967, elle commence la danse par une formation classique à 5 ans. Elle prolonge en s'intéressant au modern jazz et aux claquettes. Elle suit également, de façon éclectique, des formations de rythmique, de clown, et d'art dramatique. Elle travaille comme régisseuse plateau pendant 5 ans, crée une première structure, La compagnie du K. Puis elle reprend des études en lettres supérieures au Lycée Lakanal et en anglais à la Sorbonne, et obtient une maîtrise en Arts du Spectacle mention danse, à l'université Paris VIII. En 2000, elle crée le groupe Raoul Batz, devenu aujourd'hui l'association Os, avec Monia Bazzani et Carla Bottiglieri, qui se consacre à la question de « l’image de soi » et de l’image du geste, puis travaille comme strip-teaseuse pendant deux ans et demi. Nouvelle rupture en 2009 où elle créée, au festival Antipodes à Brest, une conférence dansée, Je baise les yeux, avec le concours, notamment, de Marianne Chargois, de Gaspard Delanoë et d'Alice Roland. En 2010, La belle indifférence, chorégraphie pour trois danseurs, commence par un exposé sur le nu dans l'art, donné en voix off par l'expert Daniel Arasse, puis déroule un ensemble de poses inspirées d’œuvres de la peinture occidentale. La voix off interfère avec un documentaire sonore composé de confidences de stripteaseuses. Elle enchaîne ensuite les spectacles et performances, toujours autour de la nudité des corps, des regards et des désirs : En découdre (un rêve grec) en 2012, Le verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard) en 2013, et A mon seul désir en 2014.

Chargois Marianne (2013)

Marianne Chargois commence son parcours artistique par une voie théâtrale classique, puis éprouve le besoin de compléter la parole par un travail physique. Cette performeuse passera donc par l’exploration du mime, du strip-tease et de la contorsion, tout en testant et appréciant ses compétences sur diverses scènes, parfois atypiques.

Delanoë Gaspard (2013)

Gaspard Delanoë, né le 28 mai 1968 à Dijon, est le pseudonyme d'un artiste et activiste français, militant en faveur des squats d'artistes, président de l'association 59 Rivoli et fondateur de plusieurs collectifs d'artistes. Le pseudonyme « Gaspard Delanoë » est choisi en 1997 d’après le recueil de poèmes d’Aloysius Bertrand, Fantaisies de Gaspard de la Nuit. Gaspard Delanoë obtient un master d'anglais à l'université de Paris VII et commence ce qu’il appelle une vie de « précariat », dont l’activité principale consiste à squatter les lieux abandonnés de la capitale avec des artistes et à réaliser de nombreuses performances de rue. En 2002, il fonde un parti politique fantaisiste, le Parti Faire un Tour, au nom duquel il présente sa candidature aux municipales de Paris, en 2008, aux régionales d’Île-de-France, en 2010, et aux présidentielles de 2012. Gaspard Delanoë crée par ailleurs des performances et des installations qu’il réalise dans des musées et des centres d’art aussi bien que dans les rues et les squats. Il est notamment l’auteur de I Have a Dream, performance avec Gaëlle Bourges, et de Je suis venue, avec Yalda Younes. Il a également coécrit Je baise les yeux avec Gaëlle Bourges.

Roland Alice (2013)

Après des études de lettres modernes et d’anglais, Alice Roland exerce par intermittence une activité de traductrice (notamment pour trois pièces de Nikolai Galen). Elle prend part depuis 2007 aux spectacles de la compagnie DCA (Cœurs Croisés, Octopus, Marcel Duchamp mis à nu par sa célibataire même). De 2007 à 2009, elle danse également dans les parcours chorégraphiques du projet Peripatein d’Armelle Devigon, dans les Phénomènes dansés d’Agnès Butet et dans un théâtre érotique. Depuis 2007 elle collabore régulièrement avec la chorégraphe Gaëlle Bourges, dansant et performant dans Je baise les yeux, La belle indifférence, Le Verrou, ainsi que dans A mon seul désir (2014). Alice est également auteur de À L’Œil Nu (2014).

Salons du Château de Morsang-sur-Orge

Morsang-sur-Orge, France