Marche rousseauiste

dimanche 24 mars 2013 à 14h

Domaine départemental de Méréville

Bourges Gaëlle (2013)
Roland Alice (2013)

Conception Alice Roland
Alice Roland et Gaëlle Bourges ouvrent un temps d’écriture après une marche dans un site naturel de l’Essonne. L’arrivée des mots et leur éclosion individuelle ou collective sont donc issues de la promenade, sur un mode emprunté aux «Rêveries du promeneur solitaire» de Jean-Jacques Rousseau. Au cours de la marche comme dans l’écriture, chacun est invité à contempler et parcourir des paysages intérieurs et extérieurs, dans une relation ouverte avec la nature : celle du dehors – qui n’est pas «naturelle» quoiqu’on en dise, mais transformée, inventée par la main et l’oeil humains ; celle du dedans – les sensations, perceptions, sentiments, souvenirs que la marche provoque en nous. Le temps est partagé en deux : 1H30 de marche en plein air / 1H30 d’écriture au chaud.

Bourges Gaëlle (2013)

Née à Boulogne-Billancourt en 1967, elle commence la danse par une formation classique à 5 ans. Elle prolonge en s'intéressant au modern jazz et aux claquettes. Elle suit également, de façon éclectique, des formations de rythmique, de clown, et d'art dramatique. Elle travaille comme régisseuse plateau pendant 5 ans, crée une première structure, La compagnie du K. Puis elle reprend des études en lettres supérieures au Lycée Lakanal et en anglais à la Sorbonne, et obtient une maîtrise en Arts du Spectacle mention danse, à l'université Paris VIII. En 2000, elle crée le groupe Raoul Batz, devenu aujourd'hui l'association Os, avec Monia Bazzani et Carla Bottiglieri, qui se consacre à la question de « l’image de soi » et de l’image du geste, puis travaille comme strip-teaseuse pendant deux ans et demi. Nouvelle rupture en 2009 où elle créée, au festival Antipodes à Brest, une conférence dansée, Je baise les yeux, avec le concours, notamment, de Marianne Chargois, de Gaspard Delanoë et d'Alice Roland. En 2010, La belle indifférence, chorégraphie pour trois danseurs, commence par un exposé sur le nu dans l'art, donné en voix off par l'expert Daniel Arasse, puis déroule un ensemble de poses inspirées d’œuvres de la peinture occidentale. La voix off interfère avec un documentaire sonore composé de confidences de stripteaseuses. Elle enchaîne ensuite les spectacles et performances, toujours autour de la nudité des corps, des regards et des désirs : En découdre (un rêve grec) en 2012, Le verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard) en 2013, et A mon seul désir en 2014.

Roland Alice (2013)

Après des études de lettres modernes et d’anglais, Alice Roland exerce par intermittence une activité de traductrice (notamment pour trois pièces de Nikolai Galen). Elle prend part depuis 2007 aux spectacles de la compagnie DCA (Cœurs Croisés, Octopus, Marcel Duchamp mis à nu par sa célibataire même). De 2007 à 2009, elle danse également dans les parcours chorégraphiques du projet Peripatein d’Armelle Devigon, dans les Phénomènes dansés d’Agnès Butet et dans un théâtre érotique. Depuis 2007 elle collabore régulièrement avec la chorégraphe Gaëlle Bourges, dansant et performant dans Je baise les yeux, La belle indifférence, Le Verrou, ainsi que dans A mon seul désir (2014). Alice est également auteur de À L’Œil Nu (2014).

Domaine départemental de Méréville

Domaine départemental de Méréville, Rue Victor Hugo, Méréville, France