Photo : Abel Jérôme (2006)

Abel Jérôme (2006)

Après un court passage à l'école d'architecture de Paris Val-de-Marne, Jérôme Abel intègre en 1999 les Beaux-Arts de Lyon. De retour sur Paris, il s'investit dans la création musicale et numérique. Il axe alors son travail et ses recherches sur notre environnement sonore. Cette double orientation (plastique et sonore) nourrit aujourd'hui ses projets. Il conçoit des systèmes multimédias et interactifs en cherchant à questionner de façon ludique et critique notre rapport à la technique, à notre environnement. Il se tourne vers un art du contact, direct, contextuel, jouant sur les décalages et les transgressions entre "mondes" différents. Parallèlement, il participe au mouvement des cultures libres en animant des ateliers et une plateforme de documentation pour le Fablab LFO.

Photo : Abramovic Marina (2013 - 2014)

Abramovic Marina (2013 - 2014)

Marina Abramović fait partie du courant artistique de l'Art corporel, elle s'est mise, à diverses reprises, en danger. Durant l'exécution d'une de ses œuvres, elle s'est même trouvée presque morte d'asphyxie sous un rideau de flammes. Cependant, le but de cette artiste n'est pas le sensationnel. Ses œuvres sont des séries d'identification à des expériences et de redéfinition des limites : du contrôle de son propre corps, du rapport à un interprète, de l'art et par prolongation, des codes qui régissent la société. On peut donc dire que son projet artistique a l'ambitieux et profond dessein de rendre les personnes plus libres. Plusieurs de ses œuvres des 30 dernières années ont été brutales et perturbantes. Certaines d'entre elles ont atteint leur accomplissement final seulement quand un membre de l'assistance est intervenu. En cherchant le point auquel l'assistance atteint les limites de sa résistance à la douleur ou plutôt au témoignage de la douleur, l'artiste crée un point de rupture, accentuant radicalement le propre sens du moment du spectateur. Elle a dit : « Je suis intéressée par l'art qui dérange et qui pousse la représentation du danger. Et puis, l'observation de public doit être dans l'ici et maintenant. Garder l'attention sur le danger ; c'est se mettre au centre de l'instant présent. » Marina Abramović a été soutenue à Belgrade. Ses premières œuvres présentaient une rébellion contre son éducation stricte et aussi contre la culture répressive de la Yougoslavie d'après-guerre de Tito. Comme tout son travail, ses œuvres étaient en quelque sorte des rituels de purification conçus pour sa propre libération. En 1975, l'artiste rencontre Ulay, un artiste qui a partagé et sa vie personnelle et sa vie artistique mouvementée. Pendant les douze années de leur vie commune, ils ont collaboré, produisant des œuvres et voyageant. Leurs œuvres ont exploré les rapports de pouvoir et de dépendance dans la relation triangulaire avec le public. Dans une œuvre de 1977, leurs bouches sont collées l'une à l'autre et des microphones sont attachés avec du ruban adhésif près de leurs gorges. Marina et Ulay ont respiré tour à tour l'air des poumons de l'un l'autre, jusqu'au point où ils n'échangeaient plus que de l'anhydride carbonique, et cela presque jusqu'au point de suffocation. Dans une autre œuvre de 1980, ils ont tendu un arc chargé d'une flèche dirigé sur le cœur de Marina, seul le poids de leurs corps maintenant la tension. Des microphones enregistraient les rapides accélérations de leurs battements de cœur. Entre 1981 et 1987, Marina et Ulay ont effectué une série d'actions autour du monde intitulée Nightsea Croissing. Ils s'y sont installés comme des tableaux vivants dans les musées. Leur dernier travail ensemble (La grande promenade de mur de 1988) a nécessité que chacun marche 2 000 kilomètres le long de la Grande Muraille, démarrant aux extrémités opposées et se réunissant au milieu. À l'origine de ce projet, cette marche l'un vers l'autre symbolisait les retrouvailles d'un couple amoureux. Mais 8 ans plus tard (le temps nécessaire pour obtenir les autorisations du gouvernement chinois) et leur relation s'acheminant vers une rupture, leur retrouvaille au milieu du mur a donné lieu à une longue accolade, avant qu'ils ne s'éloignent l'un de l'autre définitivement. Marina Abramović s'est décrite comme la « grand-mère de l'Art performance ». De cette génération d'artistes du début des années 1970 qui a choisi la performance comme moyen d'expression, Marina Abramović est probablement un des plus actif étendards - et celui qui l'a été avec le plus de succès. En 1997, elle a montré une installation et une performance à la Biennale de Venise et a reçu la récompense du lion d'or du meilleur pavillon. En 2011, elle cocrée la pièce de théâtre autobiographique The Life and Death of Marina Abramovic sous la direction de Bob Wilson au Manchester International Festival. En 2013, elle participe à la création du Boléro de Ravel pour l’Opéra de Paris aux côtés de Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet, et en signe la scénographie2. En 2013, elle collabore avec la chanteuse Lady Gaga pour une expérience sensorielle visant à renforcer la sensibilité physique et mentale de l'artiste3. Elle inspire également le chanteur Jay-Z, et apparait à ses cotés dans la performance artistique vidéo "Picasso Baby".

Akers Matthew (2013)

Matthew Akers est le scénariste et réalisateur de "Marina Abramovic, the artist is present", long métrage documentaire sur l'artiste comme de plusieurs autres films documentaires qui furent, pour certains, primés.

Amblard Elisabeth (2000-2001)

Née en 1973 à Clermont-Ferrand, Elisabeth Amblard vit et travaille à Paris et dans l'Oise. Normalienne de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan (1993-1997), elle est aujourd’hui maître de conférences à l’Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne.

Photo : ART ORIENTE objet (2000-2001)

ART ORIENTE objet (2000-2001)

Marion Laval-Jeantet, artiste, et Benoît Mangin, metteur-en-œuvre, mettent l’écologie, comprise comme la science interrogeant nos conditions d’existence, au cœur de leur démarche artistique. Depuis 1991, ils travaillent l'installation, la performance, la vidéo et la photographie autour du thème du Vivant. Ce qui les conduit à aborder aussi bien la biologie, que les sciences du comportement (psychologie et éthologie, d'où la forte présence animalière dans leur travail), l'écologie ou l'ethnologie dans des créations poétiques et inattendues, autant politiques que visionnaires. En 2011, ils ont gagné le prestigieux prix Ars Electronica.

Artus Estelle (2000-2001)

Estelle Artus est Maître de conférences en arts et sciences de l'art et chercheur à l'Université de la Sorbonne depuis 2005. En tant qu'artiste elle travaille depuis 1990 avec des médiums variés, principalement la vidéo et l'installation. Son travail artistique à été présenté dans des lieux d'exposition majeurs tels que : Le Palais de Tokyo à Paris, Le Schusev State Museum à Moscou, la Korean Culture & Art Foundation à Seoul, la Kunsthalle de Basel, etc.

Photo : Aspe Damien (2013)

Aspe Damien (2013)

Poursuivant un travail personnel autour du degré 0 et de la déconstruction de l’art, il a présenté ses oeuvres en France, Espagne, Suisse, Allemagne et États-Unis. Son travail épouse tous les médiums – photo, vidéo, installation, son – et s’exprime dans un langage volontairement minimaliste. En plaçant l’outil informatique au centre de ses créations, Damien Aspe rend visible ce qui au quotidien, reste aux yeux de tous, invisible.

Photo : Assouline Séverine (2015)

Assouline Séverine (2015)

Séverine Assouline vit et travaille à Paris. Elle produit des sculptures, réalise des performances, des vidéos ainsi que des installations. L’alterité est au coeur de son travail et ses créations questionnent les signes et “mythes” contemporains pour déchiffrer l’individu, de ses choix intimes jusqu’à son appartenance au collectif, culturel, politique et social. Ses créations explorent un certain nombre de paradoxes à travers des notions empruntées à l’inconscient collectif.

Photo : Ateliers d’arts plastiques Iannis Xenakis (2013 - 2014)

Ateliers d’arts plastiques Iannis Xenakis (2013 - 2014)

Situés dans un environnement exceptionnel à Grand-Bourg, les Ateliers d’Arts Plastiques proposent une initiation et la découverte d’une pratique artistique. 83 cours par semaine de nombreuses disciplines y sont enseignées : le dessin (observation, croquis, portrait…), la peinture (acrylique, huile, aquarelle, sur bois, sur porcelaine), la sculpture (bois et pierre), le modelage, la vidéo, la gravure, les icônes, la création graphique, l’encadrement, les pastels et la B.D. Aujourd’hui, plus de 700 élèves fréquentent les AAP, de 5 à 85 ans.

Photo : Barbier Gilles (2000-2001)

Barbier Gilles (2000-2001)

Gilles Barbier est né en 1965 à Port Vila, dans l’archipel du Vanuatu, anciennement Nouvelles Hébrides. En 1986, il s’installe à Marseille. Son travail prend une dimension nationale en 1994, lors d’une exposition collective à L’ARC (Paris). En 1995, Jean-Yves Jouannais l’invite à la Biennale de Venise, dans l’exposition Infamie. Puis c’est la Biennale d’Istanbul. Pendant la décennie suivante, il exposera au Whitney Museum de New York, ainsi qu’en Allemagne, Suisse et Belgique. Sa rencontre avec Harald Szeemann lui offre une seconde invitation à la Biennale de Venise, ainsi qu’à celle de Lyon. En 2006, grande exposition au Carré d’Art de Nîmes, puis en 2008, Claude Berri lui donne carte blanche pour l’ouverture de son espace parisien. En 2010, il dévoile son Game of life au centre Pompidou. 2013 voit sa septième exposition personnelle (depuis 1995) à la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, à Paris. A l’été 2015, une grande exposition personnelle itinérante débutera à la Friche de la Belle de Mai à Marseille pour ensuite partir au Japon. Lorsqu’il arrive en France à l’âge de vingt ans, Barbier met en place un travail qu’il ne définit ni comme critique, ni comme « peinture du monde », ni comme problématique mais comme autant de fictions. La distance qu’il introduit ainsi avec l’« intelligence de l’oeuvre » lui donne une considérable mobilité, embarrassante pour qui veut simplifier l’ensemble en une unité cohérente. Son parcours, avec la copie rigoureuse du dictionnaire comme bruit de fond, traverse des corps définis comme des clones, des espaces « médiagéniques » avec des super héros grabataires, mais aussi, la « pornosphère », les mondes « corrigés », les autoportraits « Perdu dans le Paysage » ou « Planqué dans l’atelier »… Soucieux d’associer à ce corpus la rigueur de son travail théorique, son « ressassement », Gilles Barbier alimente en textes et en outils de réflexion un flux continu de dessins, d’images. Finalement, l’oeuvre de Gilles Barbier est une forêt qui reste à défricher tant elle est profuse et luxuriante. Bâtie sur un système où tout est possible, elle recèle de multiples flux dont l’entrelacs dessine une esthétique de la consommation, voire de la consommation.

Bensmana Gil (2000-2001)

Gil Bensmana colle ses œuvres sur les murs, les vitres, les arbres, c’est un travail réalisé pour les gens des rues. Son espace d’exposition c’est la ville. Son sujet les hommes du quotidien dont lui-même face aux dérives du pouvoir, de la religion et de l’argent.

Photo : Bernard Florence (2015)

Bernard Florence (2015)

Florence Bernard est une artiste plasticienne née en 1985, qui vit et travaille à Paris. Elle est diplômée en gravure de l’École Estienne et a suivi des études de cinéma et d’arts plastiques à l’Université Paris 1. Elle est professeur agrégée d’arts plastiques depuis 2012.

Photo : Berta Philippe (2011)

Berta Philippe (2011)

Après des études aux Beaux-Arts de Grenoble et à la faculté d'Arts-plastiques Saint Charles à Paris, Philippe Berta vit et travaille à Rennes. Sa pratique croise différents champs artistiques, essentiellement aujourd'hui la photographie et l'installation. «J'avais 11 ans et nous venions de déménager. Au 5ème étage, la vue était dégagée. De la fenêtre de la cuisine, je regardais autour de chez moi l'avenue principale, les rues adjacentes et les bâtiments qui composaient cet espace. Un espace que je ne pouvais encore nommer, que je ne pouvais définir. Je ne parvenais pas à détacher mes yeux de ce spectacle nouveau que déjà j'apprivoisais». L'expérience de ce regard est à la source de tout son travail plastique.

Photo : Bichaud Jean-Luc (2000-2001)

Bichaud Jean-Luc (2000-2001)

Jean-Luc Bichaud, né le 19 septembre 1960 à Paris, est un artiste plasticien français. Il vit et travaille à Saint-Denis. Depuis le début des années 1990, Jean-Luc Bichaud développe un univers plastique qui s'origine dans une réflexion autour de la greffe et de la culture hors-sol. Principes moteurs à la construction de situations improbables, des rencontres d’éléments incompatibles, à l’hybridation poétique du réel selon des procédés proches du calembour : un monde où les crayons de couleurs sont greffés à des rosiers portant des noms de peintres, où les cactus vivent dans l’eau, les poissons volent, les fleurs mourantes composent des motifs décoratifs... Son travail s'organise par séries, comme autant de chantiers parallèles. Les pièces sont de véritables dispositifs qui s'ancrent dans une approche analytique et réflexive du lieu où elles s~inscrivent, contexte, caractéristiques spatiales, contrepoint, etc.

Photo : Bouet Frédérique (2000 - 2001)

Bouet Frédérique (2000 - 2001)

Frédérique Bouet, photographe plasticienne, vit et travaille à La Rochelle. Titulaire d'un D.E.A. en arts plastiques à l'Université Paris I, son travail se pose la question suivante : Qu’en est-il de la photographie et de la mémoire ? Sa démarche artistique se situe dans l'écart qui existe entre photographier "pour" mémoire et photographier "de" mémoire. Frédérique Bouet questionne donc à travers ses images le rapport au temps, au souvenir et à l’imaginaire.

Bourgeat Lilian (2000 - 2001)

Né en 1970 à Saint-Claude dans le Jura, Lilian Bourgeat vit et travaille à Dijon. Il enseigne à l’école des Beaux-Arts de Chalon-sur-Saône. Lilian Bourgeat est spécialisé dans le sur-dimensionnement d'objets du quotidien.

Photo : Bourges Gaëlle (2013)

Bourges Gaëlle (2013)

Née à Boulogne-Billancourt en 1967, elle commence la danse par une formation classique à 5 ans. Elle prolonge en s'intéressant au modern jazz et aux claquettes. Elle suit également, de façon éclectique, des formations de rythmique, de clown, et d'art dramatique. Elle travaille comme régisseuse plateau pendant 5 ans, crée une première structure, La compagnie du K. Puis elle reprend des études en lettres supérieures au Lycée Lakanal et en anglais à la Sorbonne, et obtient une maîtrise en Arts du Spectacle mention danse, à l'université Paris VIII. En 2000, elle crée le groupe Raoul Batz, devenu aujourd'hui l'association Os, avec Monia Bazzani et Carla Bottiglieri, qui se consacre à la question de « l’image de soi » et de l’image du geste, puis travaille comme strip-teaseuse pendant deux ans et demi. Nouvelle rupture en 2009 où elle créée, au festival Antipodes à Brest, une conférence dansée, Je baise les yeux, avec le concours, notamment, de Marianne Chargois, de Gaspard Delanoë et d'Alice Roland. En 2010, La belle indifférence, chorégraphie pour trois danseurs, commence par un exposé sur le nu dans l'art, donné en voix off par l'expert Daniel Arasse, puis déroule un ensemble de poses inspirées d’œuvres de la peinture occidentale. La voix off interfère avec un documentaire sonore composé de confidences de stripteaseuses. Elle enchaîne ensuite les spectacles et performances, toujours autour de la nudité des corps, des regards et des désirs : En découdre (un rêve grec) en 2012, Le verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard) en 2013, et A mon seul désir en 2014.

Photo : Bouveret Philippe (2013)

Bouveret Philippe (2013)

Passionné par le monde des inventions, il entre à l’École Nationale des Beaux Arts, à Paris à l’âge de 21 ans. Cet enseignement classique ne lui correspondant pas, il devient alors l’élève de Pol Bury. En 1987, Philippe Bouveret rencontre Jean Tinguely et participe à la construction du Cyclop, sculpture monumentale cachée dans la forêt de Milly (Essonne). Son oeuvre se construit autour de deux constantes : le mouvement et l’eau, un travail qui témoigne d’une prise de conscience de la précarité de l’équilibre du monde.

Photo : Brevet Nathalie (2011)

Brevet Nathalie (2011)

Nathalie Brevet et Hughes Rochette ont débuté leur collaboration en 2001. La prise en compte du contexte urbain, de l’espace, et de l’échelle des lieux constituent une caractéristique forte de leur travail. Leur approche, centrée sur l’installation in situ, les ont conduits à concevoir des installations pour des centres d’art, en France ou à l’étranger, et à répondre à des commandes publiques ou privées impliquant une intervention à l’échelle du bâtiment et de l’espace public. La lumière et le déplacement dans l’espace sont des éléments récurrents dans leurs interventions.

Photo : Buestel Emilie (2013)

Buestel Emilie (2013)

Interprète dans des compagnies en salle et en rue : compagnie Nadine Beaulieu, compagnie Hapax, compagnie Azimuts, N°8, compagnie Pasarela, compagnie Arcane et le collectif Sans moi ou presque, assistante de Philippe Ménard sur les projets Memory. Cette danseuse et chorégraphe invente son univers dans le collectif Sauf le Dimanche, elle est particulièrement influencée par l’art contemporain, l’architecture, le théâtre et la littérature.

Photo : Byskov Anna (2014)

Byskov Anna (2014)

Anna Byskov développe un univers d’auto-dérision où des situations dérapent. Dans ses vidéos, l’artiste se met en scène à travers des personnages archétypaux, comme autant d’aspects d’une même personnalités. Des dialogues de soliloque tragi-comiques ou des actions vaines sont répétés créant ainsi un climat d’acharnement. Des situations sont vidées de leur sens ouvrant néanmoins un fort espace poétique. C’est Byskov qui incarne elle-même ses personnages. Elle s’impose ces performances dans le but de subir la complexe relation auteur / réalisateur / acteur rejoignant ici l’idée de « s’auto-buter » comme elle le dit si bien elle-même. Dans une frontière de fiction entre les personnages maladroits qu’elle incarne et la fureur réelle de ses performances se dessine une atmosphère de tension. Par exemple, dans sa vidéo La bute, une figure tente de monter une pente glissante comme la métaphore d’un but ultime à atteindre. Toutefois, lorsque, après de persistantes tentatives le personnage semble enfin atteindre le sommet, il abandonne sa quête puis se laisse redescendre dans un geste lâche. Byskov nous parle donc bel et bien de l’échec non seulement comme une thématique mais aussi comme un objectif contradictoire. Tenter l’impossible. Déployer tous ces efforts pour atteindre sa chute. Une démarche qui convoque les thèmes de l’individualiste, de la persistance et de la quête du bonheur.

Cadet France (2006)

France Cadet est née en 1971. Son travail aborde souvent une réflexion sur les limites de la science: le danger d’accidents potentiels, l’étude comportementale animale ou humaine, l’artificialisation de la vie, les effets délétères du clonage, des expérimentations animales ou encore de l’eugénisme. Elle mène par ailleurs des stages robotiques depuis plusieurs années maintenant. Enseignante à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, elle a tout d’abord étudié les sciences avant de se tourner vers des études artistiques. Ses installations multimédia, souvent ironiques et ludiques, rassemblent ces deux intérêts.

Photo : Challan Belval Caroline (2015)

Challan Belval Caroline (2015)

Caroline Challan Belval est une artiste française née en 1977 à Cognac. Elle vit et travaille entre Nice, Paris et Lisbonne. Sa recherche, tournée vers l’architecture et les mondes souterrains, interroge la forme, l’espace, ses structures cachées et leur perception. Elle l’aborde par la pratique du dessin et de la peinture, conjointement à une approche théorique, influencée de la pensée de Lucrèce et de Merleau-Ponty. Sa démarche consiste à saisir et à restituer les dramaturgies modernes dans des lieux de transformation. Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, elle est titulaire d’un Master 2 Recherche en « Architecture et Patrimoine» – Universités de Nice et de Gênes. Elle a séjourné et travaillé à New York avec une bourse Colin Lefrancq en 2002. Elle enseigne à l’École Nationale Supérieure d’Art de la Villa Arson, à Nice, et à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Nice Sophia Antipolis (M2). Ses œuvres font partie de collections publiques prestigieuses à l’instar du MoMA, de la Bibliothèque nationale de France, du MAMAC de Nice et de la Cité de l’architecture & du patrimoine.

Photo : Chanfrault François-Eudes (2013)

Chanfrault François-Eudes (2013)

Compositeur, musicien et artiste sonore né en 1974, ce véritable « ciseleur de sons », s’émancipe d’une solide formation classique pour se tourner vers la musique électronique et ses champs d’expérimentation. À la maîtrise du violon et du chant s’est substituée celle de logiciels tels que Max/MSP, Csound ou RTCmix. Il publie dernièrement la bande originale de Donkey Punch sur l’exigeant label Warp. Il participe également au groupe artistique expérimental Labofactory pour son travail du son.

Chargois Marianne (2013)

Marianne Chargois commence son parcours artistique par une voie théâtrale classique, puis éprouve le besoin de compléter la parole par un travail physique. Cette performeuse passera donc par l’exploration du mime, du strip-tease et de la contorsion, tout en testant et appréciant ses compétences sur diverses scènes, parfois atypiques.

Photo : Cinéam (2015)

Cinéam (2015)

Poursuivant l’exemple de nombreuses cinémathèques régionales, Cinéam oeuvre depuis 15 ans à la sauvegarde et la valorisation du patrimoine cinématographique amateur de l’Essonne. Grâce à un long travail de terrain, un fonds d’archives évalué à 500 heures a progressivement été constitué. L’association s’intéresse aux mutations du paysage, aux transformations architecturales, à l’histoire du logement social et des grands ensembles. Ses missions sont la collecte, la numérisation et la diffusion de ce patrimoine audiovisuel.

Photo : Collectif He He (2011)

Collectif He He (2011)

Le Collectif Héhé créé en 1999 est composé d'Helen Evans, née en 1972 en Grande-Bretagne, et d'Heiko Hansen, né en 1970 en Allemagne. Ces deux artistes vivent et travaillent à Paris. Plaçant toujours le spectateur au centre de ses préoccupations, les oeuvres du collectif He He traversent plusieurs champs d’expérimentation : des questions liées à la perception ou au jeux chromatiques jusqu’aux interrogations plus larges qui portent sur des phénomènes sociaux ou écologiques. Mas il sera toujours question, avec un vrai sens de la performance, et avec humour, de visualiser certaines de nos préoccupations quotidiennes (pollution, consommation…) dans lesquels nous sommes tous impliqués.

Photo : Collectif I am a bird now (2014)

Collectif I am a bird now (2014)

I am a bird now est un collectif d’artistes, techniciens et administrateurs réunis autour du projet «Sens dessus dessous, un autre regard sur le livre». Le collectif se fonde sur deux piliers: la transdisciplinarité et la solidarité. Il s’agit de créer un lieu de rencontres interdisciplinaires, de partage, de croisement des savoirs et des expériences, d’enrichissement mutuel. Provoquer la rencontre entre les différentes pratiques artistiques, mais favoriser également des associations avec d'autres approches professionnelles. Ce premier projet étant construit autour du livre et de l’enfance, des ponts se construisent actuellement entre nos artistes ( acteurs, auteurs, plasticiens, scénographes, réalisateurs, vidéastes, photographes) et des orthophonistes, pédopsychiatres, éducateurs, bibliothécaires, éditeurs... Il s’agit aussi de s’engager dans une démarche de solidarité, de combattre la solitude dans laquelle travaillent aujourd’hui beaucoup d’artistes et de professionnels, d'accompagner chacun dans ses projets, ses réflexions artistiques et sociales, de proposer un soutien, matériel et immatériel, pour faciliter nos démarches, et de construire une pensée à partir d’une rencontre de nos pratiques, différentes et pourtant riches de complémentarité. « Sens dessus dessous, un autre regard sur le livre» est un projet d'action artistique et culturelle qui a pour vocation de répondre à ce qui nous semble être un besoin de notre société actuelle : réduire l’écart grandissant entre les enfants et le livre, avec tout ce que cela implique du point de vue de la construction de l’identité de chaque enfant, de son rapport au langage, de la manière dont il s’inscrit dans la société, de sa capacité à s’approprier des savoirs et à devenir, lui- même, un émetteur de discours. Nous nous intéressons aussi à la capacité de chacun à s’emparer d’une certaine forme de liberté que peut offrir l’exploration et la maîtrise des différentes formes du langage et des arts, en passant par l’écriture, le cinéma et les arts plastiques. Nous explorons les voies expressives ouvertes par les nouvelles technologies ( celles qui pourraient sembler en concurrence avec le livre ), car il s’agit toujours d’alimenter une pensée créatrice et nouvelle, celle qui s’accorde avec notre temps, avec la réalité de l'enfance et la jeunesse d'aujourd'hui et des temps à venir qu’ils bâtiront.

Photo : Collectif Sauf le dimanche (2014)

Collectif Sauf le dimanche (2014)

Emilie Buestel et Marie Doiret se sont rencontrées en dansant pour d’autres compagnies, Nadine Beaulieu, Frichti Concept, Numéro 8, Hapax, Arcane… Suite à ces expériences elles ont crée le collectif Sauf le Dimanche en 2006. En plus des spectacles destinés à la scène, Sauf le Dimanche explore et investit des lieux inhabituels pour la danse, une façon de rencontrer le public, de se confronter à la proximité des spectateurs, de partager l’espace et de voir la danse de près. Leur axe de travail tourne autour du quotidien et de son détournement. Elles proposent également des actions artistiques en lien avec leur travail de création.

Photo : Compagnie 1 Watt (2014)

Compagnie 1 Watt (2014)

1 WATT, une compagnie qui parcourt, explore, métaphore l’espace public. Elle le donne à voir par ses présences actives, expérimentales, toujours entre fiction et réalité, ses constructions mouvantes, évolutives, précaires. Ils créent des rapports au lieu, aux gens présents, utilisent l’imprévu, l’accident… Aucune psychologie mais plutôt une manière de se mouvoir, de marcher, de gesticuler, de parcourir l’espace et de l’habiter à travers de ce qui est raconté. 1 WATT est composé de Sophie Borthwick, Pierre Pilatte, Françoise Sourd, Isabelle Antoine, Alexandre Thery, Jean Cagnard, Léon Touret, Greg Barbedor, François Tomsu, Crek Juan, Diego Polognioli, Luc de Groeve, Régis Roiron, David Boutry, Erwan Quintin, Nadir Bouassria, Alexandrine Bianco, Claire Joyaux …

Photo : Compagnie AMK (2013 - 2014)

Compagnie AMK (2013 - 2014)

La compagnie AMK a été fondée en 2000 avec la création d'un spectacle de marionnettes sur table intitulé « Certaines aventures de Madame Ka » (d'après « Madame Ka de Noëlle Renaude). Au cours de ces 10 dernières années, la ligne artistique de la cie a progressivement évolué. D'abord très stimulée par des dynamiques de recherches dramaturgiques nourries de textes contemporains et d'explorations d'outils marionnettiques (« Le Mioche »2002, « Rose »2005, « De l'intérieur »2005), les dernières créations (« Mangeries »2007, « Gingko Parrot »2009, « Iceberg »2011, « Paradéïsos »2014) affirment un vif intérêt pour l'expérimentation d'installations-spectacles faisant appel à des champs artistiques pluridisciplinaires (musique, poésie, documentaire sonore, danse, arts plastiques, cinéma d'animation) et s'interrogeant sur la place du public au cours de la représentation scénique : immersion du corps du spectateur dans la scénographie, multidiffusion sonore, interaction des interprètes avec le public, improvisations écrites, déploiement de points de vues, espaces laissés aux imaginaires individuels, dramaturgie s'appuyant sur une création de sens à partir de signes tant sensoriels que narratifs.

Photo : Compagnie chez Zef (2014)

Compagnie chez Zef (2014)

Suzanne Cotto, performeuse-chorégraphe, utilise son savoir-faire pour développer un langage personnel ouvrant un large champ à l’improvisation. Christine Moreau ZEF, ingénieur du son et compositeur, spécialisée dans la musique appliquée, créée des outils interactifs pour transformer en direct toute sorte de sons qui influencent les corps, les situations et les émotions. Ces deux artistes se rencontrent depuis 10 ans autour de créations associant musique et mouvement en interaction.

Photo : Compagnie du Samovar (2014)

Compagnie du Samovar (2014)

Depuis 1994, après une période de sommeil, la Compagnie du Samovar trouve ses marques dans la constitution d'une équipe pluridisciplinaire et interculturelle, en alternant un travail de terrain en partenariat avec de nombreux lieux consacrés au livre (bibliothèques, médiathèques, galeries, Salons du livre, Maison des écrivains), et un travail de création de formes mixtes, théâtrales et musicales, tournant dans des lieux de spectacles.

Photo : Compagnie L'embellie musculaire (2014)

Compagnie L'embellie musculaire (2014)

Qu’est- ce que L’Embellie Musculaire et dans quel cas est- elle utilisée? L’Embellie Musculaire apporte rapidement un soulagement physique et mental à la gêne occasionnée par une situation quelconque d’agitation. Elle se manifeste souvent dans les théâtres ou les espaces divers (galeries, maisons, jardins, bars, supermarchés…) désireux d’accueillir une parenthèse où le temps est suspendu, où les imaginaires communiquent et où arts et hommes se rencontrent. L’Embellie Musculaire commence sa vie cellulaire grâce à la rencontre YY d’Ombline de Benque (marionnettiste) et Katia Petrowick (Danseuse). Deux énergies organiques, deux univers, deux réflexions qui rebondissent d’idées en projets, impulsés par la mise en place d’un laboratoire spontané de recherches communes.

Compagnie L'Etoile et la lanterne (2014)

L'Etoile et la Lanterne est une compagnie fondée en 1999 par des conteurs et des musiciens. Initialement conçue comme une compagnie professionnelle consacrée aux arts de la parole, elle a évolué vers une vision plus engagée. Son principe: "L'art est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls artistes professionnels".

Photo : Compagnie Les fils de quoi - Elsa Foucaud (2014)

Compagnie Les fils de quoi - Elsa Foucaud (2014)

Elsa Foucaud étudie au théâtre de l'acte (2008) et à l'école Jacques Lecoq (2010/2012). Elle exhibe sa clownesse Foucade dans l'écriture du présent. Provocatrice tendre et reine de ses caprices, elle s'exprime à travers différents supports (installations plastiques, recueil livresque, performance). Elsa Foucaud crée avec la complicité de Yan Tassin, début 2014, "Dansmonje - Les lubies d'une bouffonne fantasque - ", solo pour la rue et la scène. Elle joue également pour la compagnie Les fils de quoi (Paris) avec un duo clownesque chanté à capella, Betty et Ilda, la cie PPN (Paris), la cie Ginko (Paris) et dans une création pour la salle, Antoine et Cléopâtre, mis en scène par Vincent Thepaut (TNS).

Photo : Compagnie Leste (2014)

Compagnie Leste (2014)

Les créations de la compagnie leste naissent de recherches, de questionnements. Ces recherches s'inscrivent dans le temps, se nourrissent de mots, de peintures, d'obsessions, de land art, de jeux... Ces recherches s'articulent autour : de la chute et la fragilité // de "percevoir/perturber le regard" // du temps ; les créations en sont des émergences, qui prendront la forme qui correspond le mieux au propos (en salle, dans l'espace public, performances, ... ).

Photo : Compagnie Man Drake (2014)

Compagnie Man Drake (2014)

« Tomeo Vergés fait du quotidien et de la danse un monde fantastique qui flirte avec le théâtre et l’humour. Une danse crue, nerveuse, énigmatique et scandée par les souterraines pulsions de l’homme. Un théâtre de l’espace et des matières, ou plutôt des objets, qui s’éprouvent et souvent sont détournées de leur fonction première. Entre le vrai et le faux, les limites et le hors-champs, Tomeo Vergés a inscrit les motifs qui le portent à chorégraphier, à créer des spectacles arrimés aux grandes et petites passions humaines. » Irène Filiberti

Photo : Compagnie Milùna (2013)

Compagnie Milùna (2013)

La compagnie Milùna a été crée en 2007. A dominante Hip Hop, Milùna traverse différentes influences, contemporaine et jazz entre autres. La compagnie met surtout un point d’honneur à ne pas réduire la danse à une classification de mouvements ou de styles ! L’important étant l’énergie émotionnelle et donc gestuelle investie dans le propos traité.

Compagnie Sous le sabot d'un cheval (2014)

Avec la Compagnie Sous le sabot d'un cheval, Maud Miroux s’engage dans un travail de recherche chorégraphique animé par la conscience d’être en vie, d’être entier, d’être en paix, d’avoir la tête sur les épaules, les pieds sur terre, et le nez dans les étoiles. Et ainsi savoir mettre l’eau à la bouche, s’adresser à tous par le plaisir de danser, donner à voir et donner envie, embarquer les spectateurs dans le tourbillon des émotions, les sens en éveil.

Photo : Compagnie Veiculo longo (2014)

Compagnie Veiculo longo (2014)

La compagnie Veiculo Longo est fondée par la danseuse Elodie Curado en 2011. Elle propose principalement des créations de danse contemporaine, mais elle se veut aussi pluridisciplinaire et propose à des artistes venant du théâtre, de la musique, des arts de rue, de la performance artistique… de s’associer à sa démarche. Cette volonté de créer du spectacle vivant avant tout permet à la compagnie d’expérimenter des formes hybrides allant toutes vers l’expression d’une même sensibilité. Les rencontres entre ces différentes disciplines ont permis à la compagnie de s’enrichir de nouvelles propositions et de développer un langage parlé par le corps, alerte, spontané et réactif. Si l’écriture contemporaine est l’un des fondement de la compagnie, l’improvisation en est un autre. Elodie Curado et les artistes associés à Veiculo Longo attachent une grande importance à cette écriture du moment qui permet de valoriser l’espace en tentant de suspendre des images et des émotions du quotidien. « Le mouvement comme acte de création » Capturer un moment, valoriser l’enracinement et l’espace en tentant de suspendre des images et des émotions du quotidien.Dans un monde actuel surmené, comment garder l’essence ? L’essentiel ?

Cottin Audrey (2013)

Née en 1984 à Saint-Mandé, Audrey Cottin vit et travaille à Bruxelles. Son œuvre et sa vie se confondent, entre action et réception. A tel point que l'artiste se pense comme «un volume de gens avec lesquels [elle] collabore». Artistes ou non, ces collaborateurs sont choisis par «affinités électives ou par le biais de stratégies référentielles», et mis en relation, sur un mode amical, professionnel ou contractuel, en vue d'une interaction, qui se coagulera éphémèrement en une action.

Photo : Coutas Évelyne (2011)

Coutas Évelyne (2011)

Née en 1958 à Courbevoie, Évelyne Coutas vit et travaille à Paris. Artiste plasticienne, Docteur en sciences humaines et sciences de l’art, elle poursuit tout d’abord des études d’architecture et de sculpture à l’École nationale des Beaux - Arts de Paris, puis une formation en Arts plastiques à l’Université de Paris I. À partir de 1983, elle introduit la photographie dans sa pratique artistique, exploitant les qualités de la lumière et les propriétés génétiques du support sensible pour répondre aux interrogations du réel et de la photographie. Ses premiers photogrammes de la série « la chambre obscure » réalisés à la lumière de la pleine lune dans sa chambre à coucher ouvrent la voie à une exploitation du médium sans cesse renouvelée. Que ce soit par l’expérimentation de la lumière pure, du corps ou du paysage, l’usage et la combinaison atypiques de dérivés techniques et plastiques personnels, les images d’Évelyne Coutas problématisent dans un ordre poétique, la relation subtile susceptible de s’établir entre forme et substance par la photographie.

Couturas Stéphane (2013)

Ingénieur de formation, ce chorégraphe et interprète rencontre la danse "sur le tard". Il a comme inspiration le sport, les arts martiaux, la danse contemporaine et le tango. Il travaille aujourd'hui au sein de la compagnie Nadine Beaulieu.

De Peretti Yves (2015)

Après des études littéraires, Yves de Peretti réalise des films documentaires pour la télévision depuis 1987, en particulier pour Arte. En parallèle, il enseigne la pratique du cinéma documentaire aux Ateliers Varan et à la Femis. Il tourne actuellement un film documentaire avec Catalina Villar au sein du service de psychiatrie juvéno-infantile d’Évry.

Photo : Decup Anne (2015)

Decup Anne (2015)

Depuis longtemps elle est fascinée et touchée par le fonctionnement de l’être humain. Selon les jours, elle est artiste ou psychiatre, et l’un ne va pas sans l’autre. Sa recherche plastique est aussi alimentée par les questionnements, émotions et réflexions issus de ses voyages ; elle est actuellement centrée sur la trace ; trace du temps, trace de la ligne, précarité de la trace.

Delanoë Gaspard (2013)

Gaspard Delanoë, né le 28 mai 1968 à Dijon, est le pseudonyme d'un artiste et activiste français, militant en faveur des squats d'artistes, président de l'association 59 Rivoli et fondateur de plusieurs collectifs d'artistes. Le pseudonyme « Gaspard Delanoë » est choisi en 1997 d’après le recueil de poèmes d’Aloysius Bertrand, Fantaisies de Gaspard de la Nuit. Gaspard Delanoë obtient un master d'anglais à l'université de Paris VII et commence ce qu’il appelle une vie de « précariat », dont l’activité principale consiste à squatter les lieux abandonnés de la capitale avec des artistes et à réaliser de nombreuses performances de rue. En 2002, il fonde un parti politique fantaisiste, le Parti Faire un Tour, au nom duquel il présente sa candidature aux municipales de Paris, en 2008, aux régionales d’Île-de-France, en 2010, et aux présidentielles de 2012. Gaspard Delanoë crée par ailleurs des performances et des installations qu’il réalise dans des musées et des centres d’art aussi bien que dans les rues et les squats. Il est notamment l’auteur de I Have a Dream, performance avec Gaëlle Bourges, et de Je suis venue, avec Yalda Younes. Il a également coécrit Je baise les yeux avec Gaëlle Bourges.

Desenne Marc (2015)

Enfant du Val d'Yerres, Marc Desenne est réalisateur de métier. Il a réalisé de nombreux films institutionnels et pédagogiques. Depuis plusieurs années, il se livre à d'étonnantes investigations historiques. Riches d'échanges et de connexions, ses enquêtes dépassent toujours le cadre local, révèlent bien des mystères, et réveillent des personnages enlisés dans les méandres du temps. Il mène régulièrement des conférences. Mêlant sa passion avec son métier, Marc Desenne est co-auteur de deux projets documentaires historiques en cours de développement dont un sur la guerre 1941-1918.

Devillez Frédérique (2015)

Frédérique Devillez est née à Bruxelles. Diplômée de l’Insas (département réalisation), elle travaille pour le cinéma et la radio. Ses films, où la question amoureuse tient une place particulièrement importante, interrogent la frontière trouble entre fiction et documentaire. Elle a notamment réalisé, en 2014, « Enfants, poussière ».

Photo : Di Pizio Olivier (2013, 2015)

Di Pizio Olivier (2013, 2015)

Diplômé des Beaux-Arts de Paris, Olivier Di Pizio vit et travaille en région parisienne. Il est enseignant aux Ateliers Beaux-Arts de la ville de Paris et président du salon des Réalités Nouvelles. Il construit son travail entre le dessin, la peinture, la photographie et ces dernières années les installations où la question du lieu revêt une importance particulière, relation entre un espace et une fonction.

Photo : Doiret Marie (2013)

Doiret Marie (2013)

Cette danseuse et chorégraphe travaille auprès de chorégraphes variés, dans des univers multiples : compagnie Nadine Beaulieu, compagnie Arcane, compagnie Frichti Concept, compagnie N°8, compagnie Hapax. Elle entame sa propre recherche et fonde collectif Sauf le Dimanche. Elle intervient en tant qu’artiste dans des milieux scolaires, hospitaliers, urbains, ruraux, pour animer des ateliers. Elle participe ponctuellement à des improvisations avec des musiciens, participe à des pièces de théâtre ou travaille le chant.

Photo : Dubois Kitsou (2013)

Dubois Kitsou (2013)

Directrice artistique de Ki productions, Kitsou Dubois a participé à plus d’une vingtaine de vols paraboliques grâce à la recherche spatiale. De cette expérience de l’apesanteur, elle a créé et développé des spectacles chorégraphiques, installations et projets in-situ sur le corps confronté à des situations de gravité altérée.

Dufau Marion (2013)

Jeune artiste plasticienne française vivant et travaillant à Paris, Marion s’est d’abord intéressée au textile. Elle obtient un diplôme des métiers d’arts en tapisserie et structure textile en 2009 à l’ESAA Duperré. Son travail se construit autour d’observations, d’analyses et de réinterprétations urbaines qui interrogent les répétitions de la vie courante, les habitudes, les traces mémorielles devenant des labyrinthes mentaux d’images et de graphismes.

Photo : Elig Raphaël (2015)

Elig Raphaël (2015)

Compositeur et artiste visuel, Raphaël Elig vit et travaille à Paris. Il explore le dialogue entre image et création musicale sous toutes ses formes : composition, bandes originales, dispositifs multimédia, images de synthèse et vidéo. Sa musique est empreinte d'une approche narrative et cinématographique, aux tonalités immersives. Il dispose d'une formation pluridisciplinaire, maîtrisant les formes classiques, cinématographiques et électroniques, sans oublier la programmation informatique. Il est notamment l'auteur d'une application de musique générative intégrée à l'installation Memory. Son parcours professionnel débute en tant que compositeur, auteur et interprète au début des années 1990 avant de composer pour le théâtre, la télévision et le cinéma, notamment pour Dante 01 (2008) de Marc Caro et Rue Mandar (2013) de Idit Cebula. Il est aussi l'auteur de plusieurs EP de musique électronique composés en collaboration avec Eric Pajot, sous le nom de Haarpband et White Bamby. Depuis les années 1990, il a participé à l'émergence d'une scène artistique dans le domaine du net-art et du multimédia, avec le groupe Res Rocket et en créant pour Sony Music le label DVD by Numbers dans le but de promouvoir l'art vidéo et les musiques nouvelles.

Fénaroli Flavia (2000 - 2001)

Docteur en " Art et Sciences de l’Art", Flavia Fénaroli est une artiste plasticienne, graveuse et sculptrice. Elle expérimente notamment les liens entre documents et mémoire sur des sculptures.

Photo : Feugère Régis (2015)

Feugère Régis (2015)

Régis Feugère est né en 1976. Après des études d'Histoire de l'art et une formation technique en photographie, il intègre, de 2002 à 2007, l'Ecole Européenne Supérieure de l'Image d'Angoulême où il établit les bases de son langage plastique. A rebours d’une photographie de l’effet, sa démarche, patiente, réfléchie et mesurée, est celle d’une contemplation qui, à notre époque d’accélération généralisée est aussi une forme d’engagement voire de résistance. Dans ses compositions le vernis du monde que nous croyons connaitre se fissure, laissant entrer le doute, le trouble et l’inquiétude devant le regardeur. Installé à Paris, son travail a notamment été exposé aux Rencontres d’Arles (2008), aux 10 ans des TransPhotographiques de Lille (2011) ainsi qu'à Summer of Photography à Bruxelles (2012). Les résidences réalisées durant l'année 2013 lui ont permis d'affirmer son écriture photographique qui, éloignée des bavardages visuels et des complaisances stylistiques, fait écho au tumulte du monde et de son histoire.

Fitelli Jean-Paul (2006)

Il développe un travail artistique articulé autour d’un dispositif qui propose aux spectateurs une œuvre multimédia unique, dont le contenu artistique est potentiellement changeant. Dans le même temps, le projet de l’œuvre unique s’est transformé. Ses œuvres actuelles fonctionnent toutes sur un même principe : attirer, leurrer pour mieux piéger le spectateur. Ce schéma canonique, inspiré du vivant, tire ainsi parti des codes de fonctionnement du spectateur pour lui faire vivre des expériences plus ou moins agréables.

Foltz Sandra (2006)

Le travail de Sandra Foltz est traversé par des thématiques liées aussi bien à la naissance d'un territoire mental qu'au parcours physique de l'espace. Le contexte urbain fait partie de son quotidien. Sa réflexion porte, entre autres, sur les différents flux temporels et relationnels qui s'y confrontent. Ses oeuvres, ainsi que celles qui sont réalisées en collaboration avec Laurent Sfar sont souvent directement intégrées au tissu urbain ou en rapport avec celui-ci. D'une manière générale, elle envisage les lieux et ses contraintes comme un élément constitutif de l'ouvre. Celle-ci s'intègre à un contexte donné pour y introduire un élément de perturbation, un corps étranger qui intervient comme un révélateur, un outil d'exploration de la réalité.

Forax Jean-Marc (2015)

Son travail questionne le rapport entre image fixe et animée ainsi que le lien de l'image avec la mort. Son travail s'intéresse particulièrement à l'image cinématographique, à la confrontation d'évènements brefs, du silence et des sons figés. Il travaille entre la France et le Japon.


Photo : Frémiot Nicolas (2014)

Frémiot Nicolas (2014)

Nicolas Frémiot, né en 1964 à Neuilly-sur-Seine, est photographe depuis la fin des années 1980. Il réalise sa première traversée photographique en 1991 et est lauréat de l’exposition du Prix Kodak de la Critique Photographique en 1999. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées et publiques comme le Fonds Départemental d’Art Contemporain de Seine-Saint-Denis ou encore la Bibliothèque Nationale de France. Il entreprend notamment en 2012 une traversée de l’Ile-de-France d’Est en Ouest d’une durée de 3 semaines (Seine-et-Marne, Val-de-Marne, Essonne, Hauts-de-Seine et Yvelines), soit 23 étapes pour 257 kilomètres. Ce voyage a donné naissance à 230 tirages photographiques. http://fremiot-performance-essonne.tumblr.com

Photo : Froment Catherine (2014)

Froment Catherine (2014)

Cette auteur, actrice, performeuse, harpiste a suivi une formation auprès de compagnies qui explorent les écritures contemporaines. Elle pratique le théâtre avec des artistes qui ont un rapport singulier à la matière et au corps tel que Rodrigo Garcia. Après de nombreuses créations et collaborations avec des artistes issus du milieu théâtral, de la performance et de l’écriture, elle écrit et monte, en 2012, sa première pièce de théâtre "La Spectatrice de la vitesse". Elle crée de nombreuses performances comme "L’Origine du Monde", "Expulsion", "Les Citrons", "Le Lapin aux oreilles de cactus" ou encore "l’Elan". En 2009, elle fonde la compagnie Dans le sens opposé. Selon E.Goupy, « Son œuvre interroge les normes en jouant d'une totale perturbation identitaire. [... Elle] étire[nt] jusqu'à son point le plus extrême la banale réalité quotidienne qu'elle convoque et questionne pour mieux en révéler la folie. La collision entre des attitudes corporelles exacerbées et un lieu spécifique génère des glissements, des échappées, de l'inattendu, du déconcertant». Elle est actuellement en train de créer sa prochaine pièce "Le Retireur des eaux", seconde écriture originale.

Photo : Garzoni Sarah (2009)

Garzoni Sarah (2009)

Exacerber le sens établi jusqu’à sa totale annulation, inverser l’ordre habituel des choses, repenser le monde par un besoin constant d’interférences, de glissements, de transpositions, de retournements : tels sont les partis pris de Sarah Garzoni, dont le travail se sert fréquemment de l’animal comme d’un passeur vers les territoires de l’étrange et du différent.

Gouéry Michel (2000 - 2001)

Né en 1959 à Rennes, Michel Gouéry vit et travaille à Bagnolet. Il est diplômé de l'école des Beaux-Arts de Rennes en 1985, pensionnaire à la Villa Médicis Rome en 1986. Son œuvre se nourrit de cinéma et de bande dessinée, de science-fiction et de gore, de Dada et de surréalisme. Une tension est visible dans son oeuvre entre la suprême élégance de l'exécution et l'extrême crudité de certains sujets qui déstabilise parfois le spectateur.

Photo : Graffiti Research Lab France (GRL FR) (2013)

Graffiti Research Lab France (GRL FR) (2013)

Collectif ayant vocation à fournir aux graffeurs, artistes et militants des technologies open source de communication urbaine. Actuellement en résidence à La Gaîté Lyrique, le GRL FR. poursuit ses recherches dans les domaines de l’électronique, des nouveaux médias et du D.I.Y. ( Do it Yourself).

Grattenoit Pierre-Jean (2006)

Titulaire d’un DESS en conception multimédia, il fonde en 2007 le collectif d’artistes ECART/INCIDENCE, dont l’enjeu est d’intégrer le spectateur au processus de création d’œuvres au sein de chantiers ouverts au public. Pierre-Jean Grattenois poursuit ses recherches plastiques en parallèle de son activité de prestataire multimédia indépendant. Il développe dans son travail plastique une réflexion paradoxale sur les technologies numériques, réflexion nourrie par un parcours personnel souvent tiraillé entre questionnement théorique sur l’art et enjeux technologiques plus instantanés, mettant au jour une pratique à mi-chemin entre maîtrise technique et défiance conceptuelle. Plasticien pluridisciplinaire, il cherche à désamorcer les mécanismes de fascination technologique en disséquant des processus langagiers par le biais de pièces vidéo ou d’installations interactives. Emprunt d’une ironie mordante, son travail plastique trouve sa cohérence à travers la mise en place de phénomènes participatifs, invitant les publics à s’engager au sein de propositions ludiques souvent déroutantes.

Photo : Guererro Anabell (2013)

Guererro Anabell (2013)

Née à Caracas, elle vit et travaille entre la France et le Vénézuela depuis 1986. Elle structure sa réflexion photographique autour de projets tels que le corps, travaillé par le biais de la transparence et de la déformation en lien avec le paysage intérieur. Elle développe ce thème en photographiant les habitants, la géographie corporelle et les instants de vie. Avec ces travaux, elle ouvre des perspectives qui renouvellent ses propositions sur l’exil, les réfugiés, la vie entre deux mondes.

Photo : Guez David (2015)

Guez David (2015)

Depuis 1995, David Guez réalise des projets artistiques dont les deux moteurs fondamentaux sont :  - La notion de "lien" : lien social, lien entre les différents médiums et entre les différentes pratiques, lien associé à une idée de l'altérité où les nouvelles technologies seraient le moyen d'échanger avec l'autre.  - La notion de "public", au sens le plus ouvert du terme : "un art ouvert et disponible à tous les publics" et au sens politique et social : "un art qui questionne les libertés publiques et intimes et qui propose des alternatives".  Ces deux approches lui ont permis d'inventer des "objets" et des "matrices" qui questionnent des sujets contemporains et leurs liens avec les nouvelles technologies.Il s’agit de thèmes aussi variés que les médias libres, la psychanalyse, le rapport au temps, les usages collaboratifs de l’internet, les problèmes d’identité, de pertes de liberté et les questions d’archivage. Les derniers projets - Série 2067, Humanpédia, Disque dur papier, Etalon kilooctet - se concentrent plus spécifiquement sur les thématiques du temps et la mémoire.  Quant à Vrlab.fr, le collectif qu''il a crée fin 2014  propose de plonger le réel dans les nouvelle perspectives de la réalité virtuelle  Ces projets ont été produit et présenté dans de nombreux lieux artistiques contemporains (Gaité lyrique, Centre pompidou, Jeu de paume, Le plateau, Centre Barbara, Nuit blanche Paris, Beaux arts de Lyon, Dijon, Nantes, Marseille, résidence au Banff, File Festival Brésil, Isea2009...) et ils bénéficient d'une couverture médiatique importante (New york times, Le monde, Libération, Télérama, France-culture, france culture...) et de soutiens institutionnels (CNC, SCAM,ARCADI).

Photo : Guillemot Sygrid (2000 - 2001)

Guillemot Sygrid (2000 - 2001)

Après avoir obtenu un DEA d'Arts Plastiques, l'artiste plasticienne Sygrid Guillemot expose lors de festivals ainsi que de nombreuses expositions individuelles et collectives. Elle réalise également des commandes publiques comme des sculptures pour cinq villes en Bourgogne. Les thèmes qu’elle aborde sont liés a l'altération de la perception : ses œuvres questionnent le spectateur sur ses perceptions et ses projections se jouant de son imagination. Les premières œuvres de l'artiste proposent des photographies retouchées à la main. Elle s'est ensuite dirigée vers l'image en mouvement afin de créer des animations sur des pellicules super 8. Aujourd’hui, elle se consacre à la création de bas reliefs apparaissant sur les murs décrépits des villes, fonctionnant visuellement comme une sorte de trompe l'œil.

Guillo Anna (2000 - 2001)

Anna Guilló est une artiste catalane née en 1972. Elle vit et travaille entre Paris, le Loir-et-Cher et la Catalogne. Elle partage son temps entre ses activités artistiques, éditoriales, d’enseignement et de recherche. En effet, Anna Guilló est artiste et maître de conférences en arts plastiques. Après avoir dirigé la revue La Voix du regard, elle dirige aujourd’hui la revue Tête-à-tête. Elle a mené un projet plastique intitulé "La Terre revue du ciel ou L’Espace d’une vie" et axe ses recherches plus théoriques sur la question du suicide dans l’art. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées ainsi qu’au Musée d’art et d’histoire de la Ville de Girona (Espagne) et la Municipalité d’Itteville (Essonne).

Guzmán Patricio (2015)

Patricio Guzmán, cinéaste chilien expatrié en France, est surtout connu pour ses nombreux documentaires sur l’histoire du Chili. Après avoir étudié à l’École Officielle de l’Art Cinématographique à Madrid, il s’intéresse au gouvernement de Salvador Allende, d’Augusto Pinochet et de la lutte de l’Église catholique pour la défense des Droits de l’homme.

Hadjithomas Joana - Joreige Khalil (2015)

Ce couple de réalisateurs, scénaristes, producteurs et artistes libanais naviguent travaille sur des thèmes comme la latence, l’émergence de l’individu dans des sociétés communautaires, le rapport à l’image, à la représentation, la difficulté de vivre un présent, d’écrire l’Histoire. Il enseigne et participe à de nombreuses publications.

Hatt Cyril (2013)

Fanatique du ciseau et de la photo, Cyril Hatt semble prendre un certain plaisir à jouer avec notre perception du volume. Depuis 1999, il mène un travail dans lequel la photographie, envisagée comme matériau, subit une série de détournements. Ainsi, ses images sont morcelées, éclatées ou reconstruites, grattées, griffées, déchirées et « réagrafées ». A partir de 2003, apparaissent dans sa production des volumes photographiques. Les objets photographiés, souvent inspirés du Street-Art, sont reproduits à leur échelle en 3D, après avoir subi donc une série d’altérations et de montages. Ils tendent ainsi à recomposer des «paysages d’images» dépossédés de leur fonction originale, tout en restant des images issues de notre quotidien. Paradoxalement bricolé et sophistiqué, le résultat est particulièrement troublant. Ces objets n’ont finalement que leur fragilité à nous offrir, les rendant ainsi sensible et les détachant du ludique ou de l’anecdote.

Ikse Maître (2011)

Selon lui, les interactions entre nous et notre environnement sont premières. Nous arrivons ensuite. Ikse Maître se fie aux glissements de réalité pour questionner les relations que nous entretenons avec le monde autour de nous. Capter le monde extérieur, traiter les données acquises, Ikse Maître joue principalement in situ avec l'ajout de projections vidéos et sons contrôlés par ordinateur. Ikse Maître collabore avec des scientifiques et des développeurs, avec des acteurs et des concepteurs sonores. En 2013, Ikse Maître co-fonde un laboratoire art et science, le neticLab, au Centre Scientifique d'Orsay.

Imbert Henri-François (2015)

Ce réalisateur commence à filmer de manière autodidacte. Il réalise des documentaires, des courts, moyens et longs métrages dont « Sur la plage de Belfast » (1996) récompensé par plusieurs prix. Il anime par ailleurs des ateliers à la Maison du Geste et de l’Image, à l’Université Paris VIII et à la Fémis.

Photo : Jarolim Tomek (2013)

Jarolim Tomek (2013)

Diplômé de l’Institut Universitaire de Technologie en Génie Informatique et de l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, Tomek Jarolim est artiste plasticien et designer d’interaction.

Photo : Junod Ponsard Nathalie (2011)

Junod Ponsard Nathalie (2011)

Nathalie Junod Ponsard, artiste visuelle, crée des dispositifs lumineux qui transforment les espaces et tendent à déstabiliser nos repères habituels. L'artiste a été invitée par de nombreux musées internationaux pour des expositions personnelles, a réalisé des œuvres permanentes et commandes publiques. Le Greenland 468 Center (Chengdu, Chine) a présenté une exposition rétrospective de son œuvre en 2014.

Photo : Kalos Arnaud (2011)

Kalos Arnaud (2011)

Diplômé de l’École nationale des Beaux Arts de Paris, Arnaud Kalos enseigne depuis 2010 à la Fémis, école nationale supérieure des métiers de l’image et du son. Par différents médiums, vidéo, photographie, argile, Arnaud Kalos propose une recherche axée sur l’organisation des rythmes, de la matière et de l’énergie. Il sillonne les mondes scientifique et archéologique ainsi que les milieux naturels pour s’approcher de l’émergence du sacré.

Photo : Karst Laurent (2013)

Karst Laurent (2013)

Architecte designer, diplômé de l’École d’Architecture de Strasbourg et diplômé de la Domus Académy de Milan en design industriel. En 1995, il est lauréat du prix de la Villa Médicis pour une recherche sur comment mobiliser les déchets industriels : un défi lancé à l’architecture et au design. En 2006, il crée Atelier 16 - architecture de Normandie. Au sein du groupe artistique expérimental Labofactory, il réalise des installations d’art numérique utilisant des nouvelles technologies.

Kolkoz (2000 - 2001)

Kolkoz est un duo d'artistes formé par Benjamin Moreau, né en 1972, et Samuel Boutruche, né en 1973. Entre monde virtuel et monde réel, les Kolkoz se clonent en avatars. Ils deviennent alors les personnages des jeux vidéo. C'est dans ce cadre, qu'ils développent depuis quinze ans une réflexion sur les nouvelles technologies. Ils modélisent notre époque et en proposent une nouvelle représentation.

Krasker
 Sandra (2015)

Après une carrière de directrice artistique pour des agences publicitaires, Sandra Krasker obtient, en 2011, le DNAP. Comme l'explique Marie Deparis-Yafil, son œuvre « s'inscrit dans une recherche particulièrement contemporaine sur ce qui anime le corps, non pas tant dans la forme générique du corps humain, mais dans ce qui en constituerait un portrait possible ».

Kurosawa Akira (2015)

Akira Kurosawa est un réalisateur, producteur, scénariste et monteur japonais, né le 23 mars 1910 et mort le 6 septembre 1998. Il est considéré comme l’un des cinéastes japonais le plus célèbre et influent de l’histoire. Il ne réalisa pas moins de 30 films. Il a remporté de nombreuses récompenses, notamment la Palme d’or et l’Oscar d’honneur.

Kwon Hayoun (2015)

Née en 1981 à Séoul (Corée du Sud), cette artiste plasticienne utilise la vidéo et la performance pour créer des fictions et des Artistes œuvres documentaires. Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Nantes et du Fresnoy, son œuvre aborde la question de la mémoire. Elle travaille notamment sur l’histoire de la Corée en interrogeant sa situation géopolitique.

Photo : La Compagnie du Tubograph (2015)

La Compagnie du Tubograph (2015)

Crée en 2014 par Delphine Joseph, photographe, la compagnie du Tubograph intervient dans l’espace public à bord de son camion d’expérimentations poétiques. Ecrivain, vidéaste, photographe, plasticien travaillent à poétiser l’espace public : interroger, soupeser le monde, recueillir du sensible, fabriquer des éclats, donner à voir et à entendre des gestes uniques.

Labofactory (2013)

Collectif constitué dans le cadre de Fluxus par Jean-Marc Chomaz, Laurent Karst, François-Eudes Chanfrault et Gaétan Lerisson.

Lambert Xavier (2000 - 2001)

Xavier Lambert est professeur des universités en arts plastiques, arts appliqués et membre du LARA/SEPPIA à l’Université de Toulouse Le Mirail. Il mène un travail de recherche sur la création artistique dans le cadre des technologies contemporaines et plus généralement sur les processus de création.

Photo : Langlade Catherine (2013)

Langlade Catherine (2013)

Après avoir reçu une formation de danseuse classique et contemporaine, Catherine Langlade suit au CNDC d’Angers un enseignement dirigé par Alwin Nikolaïs. Parallèlement à une activité d’interprète, elle crée sa propre compagnie en 1990 : Spid’eka, avec laquelle elle développe les relations entre corps du danseur et images projetées. Une première chorégraphie en 1990 Le ninas et le papillon intègre une capture vidéo manipulée de la danseuse, retransmise simultanément sur écran. Ces créations impliquent de plus en plus les technologies numériques.

Photo : Lavaud Sophie (2013)

Lavaud Sophie (2013)

Sophie Lavaud est une artiste française dans le domaine des arts visuels, en particulier les arts numériques et le design d’interactivité. Titulaire, depuis 2005 d’un Doctorat en Art et Sciences de l’Art de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle est actuellement chercheure associée à l’UMR ACTE/CNRS de Paris 1. Après avoir eu un parcours « classique » de plasticienne pratiquant le dessin et la peinture, Sophie Lavaud travaille depuis plus d’une dizaine d’années sur ce qu’elle nomme des « scénographies interactives » c’est-à-dire des modélisations d’environnements numériques tridimensionnels, conçus en tant que « systèmes dynamiques » issues d’une auto-organisation émergente pouvant atteindre différents états selon ses interactions avec le corps du public. Ce travail prend la forme d’installations interactives ou d’applications multiplateformes exposées internationalement : FIAC, @rt-outsider, Isea, Siggraph, Foire international d’art contemporain de Metz, Art Jonction International (Nice), galerie Kandler, Galerie de la Pleau… Elle est lauréate de plusieurs prix : ACM Siggraph, Noos et a obtenu l’e-Toile d’Or, en tant que lauréate de la quatrième édition des Vœux de l’Internet 2007, catégorie « Art ». Elle est invitée régulièrement dans des conférences en France et à l’étranger, enseigne au niveau Licence et Master et publie des articles dans des revues internationales.

Photo : Lee JiSun (2015)

Lee JiSun (2015)

Cette artiste plasticienne vidéaste née en 1989 à Séoul (Corée du Sud) vit et travaille à Paris, en France. Études d’art en 2008- 2013 à l’ENSA Dijon puis obtention du DNAP en 2011 et du DNSEP en 2013, avec le mémoire de master « Tour de mémoire, Retour au mécanisme » soutenu en 2013. Participe à divers programmes artistiques principalement à Paris et à Séoul.

Photo : Lefevre Christian (2009)

Lefevre Christian (2009)

À travers des techniques et des modes de représentation résolument contemporains, l’oeuvre de Christian Lefevre questionne en permanence les rapports que l’homme entretient avec la nature. Marqué par une certaine inquiétude, ce questionnement est toujours traité sur un mode poétique.

Photo : Legoff Tania (2013, 2015)

Legoff Tania (2013, 2015)

De formation scientifique, elle navigue entre l’univers de l’art et la science considérant les deux dans une démarche de recherche. Ses travaux s’appuient sur des documents ou concepts scientifiques qu’elle met ensuite à distance pour les faire basculer dans le monde sensible et en donner une « lecture poétique ».

Photo : Lesour Didier (2015)

Lesour Didier (2015)

Comédien, auteur et metteur en scène, Didier Lesour a joué depuis 1975 dans le circuit du théâtre subventionné. On l'a vu dans une soixantaine de pièces à Paris (Théâtre National de Chaillot, Théâtre de la Bastille, Centre Georges Pompidou-Beaubourg, Théâtre de la Tempête, CND d’Aubervilliers, Théâtre de la Cité Internationale, Théâtre des Athévains…) dans des mise en scène de B. Bayen, H. Ronse, R. Demarcy, A. Alexis, Ch. Tordjmann, J. Kraemer, A. Bonnard, E. Demarcy-Mota, A.M. Lazarini, etc. Il a travaillé au cinéma et à la télévision avec F. Arrabal, M. Vianney, M. de Oliveira, E. Bilal, J. Dayan, P. Planchon, S. Moati, E. Niermans, P. Chaumeil, B. Malaterre, D. Granier-Deferre, P. Venault, etc. dans une vingtaine de réalisations. En 2004 il a créé la compagnie Minuit 01 en résidence à Palaiseau dans l'Essonne. Outre les créations de spectacles (Médée d'Euripide cette année), Il organise depuis cette date des Lectures-brunch dans le département (Verrières le Buisson, Palaiseau, Morsang-sur-Orge) .

Lissy Hervé (2000 - 2001)

Hervé Lissy vit et travaille à Paris. Cet artiste est titulaire d'un DNSEP de La Villa Arson (école des beaux-arts de Nice), d'un DNAP de l'école des beaux-arts d'Annecy et d'un CAP de maquettiste publicitaire du lycée d'art graphique Crovisart à Paris.

Photo : Lochu Violaine (2014)

Lochu Violaine (2014)

Diplômée d’un DNSEP à l’ENSAPC (école nationale supérieure d’art de Paris Cergy) et d’un Master II recherche arts plastiques (université Rennes 2), Violaine Lochu a exposé et performé en France et à l’étranger (la Friche la Belle de Mai, le Générateur, Béton salon, la Marbrerie, Espace 13, galerie Justina M.Barnicke à Toronto, North End Studio à Détroit…). Elle sera en résidence à au centre d’art montreuillois le 116 d’octobre à janvier. Le travail de Violaine Lochu est une exploration du langage et de la voix. Dans ses performances, vidéos, objets d’édition, elle applique des protocoles spécifiques à un matériau linguistique existant. En Faisant jouer la pensée féministe de Luce Irigaray sur Histoires d’Hérodote (T[h]race), en appliquant à la Chanson de Roland des phénomènes d’érosion, de sédimentation, de fragmentation, propres à la ruine archéologique (Vestiges de Roncevaux), la voix parlée ou chantée se diffracte en chuchotements, grognements, cris. Elle peut faire appel à des techniques de chant traditionnel déplacées de leur usage premier, ou rejouer les altérations propres à la transmission orale (Chinese whispers)… Les pièces issues de ces hybridations tentent de faire entendre les strates enfouies du langage, de l’emmener vers un au-delà du dicible.

Luttenbacher Eric (2015)

Il a découvert la méthode Feldenkrais avec Jessie Leibovici alors qu’il était comédien. Bien que cherchant « à l’époque » un chemin professionnel, la pratique du Feldenkrais à été une constante et un repère dans son apprentissage et la prise de conscience d’un potentiel et d’un autre chemin possible. Toujours dans l’artistique mais d’une autre fenêtre, il a choisi de poursuivre ce mouvement intérieur en devenant praticien certifié de la Méthode Feldenkrais.

Maigne Christine (2006)

Christine Maigne est née en 1965. Elle est professeur à l’école supérieure d’arts appliqués Olivier de Serres. Le travail de Christaine Maigne questionne la possibilité, dans une démarche plastique prenant comme fondement le lieu, d’une articulation organique entre le lieu existant et ce qui s’y adjoint. Il s'agirait de dégager ce qui pourrait émaner du lieu, de quel développement il pourrait constituer le milieu, le terreau. L’œuvre se voudrait l’expression de ce « quelque part » qui produirait « quelque chose ». Ces manifestations insolites ou inquiétantes peuvent prendre la forme de développement élémentaires qui semblent pousser sur le milieu existant inerte et.et révèler son fond d'organicité. L'élaboration du travail procède de l'artifice, voire de la fiction qui s'immisce dans le réel. Ainsi, Cette démarche apparemment paradoxale brouille les limites entre naturel et artificiel. Cette problématique se développe à travers des installations in situ en intérieur ou extérieur, des photographies, des installations vidéo.

Maire Karine (2006)

Titulaire d’une thèse en Arts et Sciences de l’art à la Sorbonne, elle s’attache à rendre compte d’un processus d’élaboration en interrogeant le lieu d’intervention et privilégie l’éphémère. Elle intervient au près du public par des médiations (rédaction de notices et visites-accompagnement) et participe à des créations théâtrales en tant que scénographe

Photo : Malherbe Camille (2015)

Malherbe Camille (2015)

Camille Malherbe est diplômée de l’école Boulle en Design d’Espace. Le théâtre lui a permis de créer ses premiers espaces éphémères mais ses projets soulèvent aujourd’hui la question de la frontière entre l'installation artistique et la scénographie. Jusqu’où peut-on pousser l'éphémère? Certaines de ses œuvres proposent une rencontre entre l’approche contemporaine et une activité disparue (le Site) qui ne se croisent jamais mais sont néanmoins liés. Celles-ci viennent se greffer sur un endroit et repartent sans laisser de trace.

Marker Chris (2015)

Christian Bouche-Villeneuve, dit Chris Marker, né le 29 juillet 1921 et mort le 29 juillet 2012, est un réalisateur, écrivain, illustrateur, traducteur, photographe, éditeur, philosophe, essayiste, critique, poète et producteur français. Son œuvre, pour l’essentiel des documentaires, est défini selon André Bazin comme des essais cinématographiques.

Photo : Medeiros Stéphane (de) (2000 - 2001)

Medeiros Stéphane (de) (2000 - 2001)

Stéphane de Medeiros est un plasticien français né au Bénin en 1972. Il réalise des performances, objets et installations depuis la fin des années 1990. Il réside au Japon depuis 2009. Dans son travail les thématiques scientifiques et religieuses s'entrecroisent. C'est au carrefour de ces deux domaines que l'artiste affirme : "Il y a toujours une image qui manque et celle-ci est en trop."

Ménégon Rolan C. (2000 - 2001)

Rolan C. Ménégon est un photographe. Il pratique la photographie d'auteur dans le cadre de nombreuses commandes privées ou institutionnelles, dans le domaine de la publicité, l'architecture, de périodiques, de livres, de catalogues d'exposition, de pochettes de disque, de communication visuelle ou directement pour des clients. Il est, depuis 1994, professeur chargé des cours de prises de vues photographiques argentiques et numériques, et de direction de mémoires de fin d'études à l'Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière (Paris). Depuis 2003, il est également professeur chargé des cours de Photographie en Deug Cinéma à l’Université de Paris 1, Sorbonne. Il est également conseil en formation numérique auprès de diverses sociétés de matériel photographique et enseignant auprès de l'Association des formations aux Métiers de l'Audiovisuel (Paris).

Photo : Milena Laure (2015)

Milena Laure (2015)

Musicienne, artiste sonore et plasticienne, Laure Milena a grandi à Los Angeles. Elle vit et travaille aujourd'hui à Paris. Elle débute une carrière dans la musique pop en France à la fin des années 1980. Elle délaisse rapidement l'univers des majors, monte son home studio et compose des bandes-son pour des installations, des performances, des pièces de danse contemporaines et de théâtre. Elle chante, écrit et compose régulièrement pour des formations électronique (2Square, White Bamby, ou aux côtés de Jean-Yves Leloup de Radiomentale). Depuis 1998, elle produit également des projets personnels, diaporamas, pièces sonores et installations audiovisuelles comme "Madeleines", ou " Les films et moi" et collabore à la plateforme de création sonore "Kit-Cut". Son travail aborde la question du souvenir et du quotidien, en utilisant des témoignages, des photos et des films donnés ou trouvés et met au point des principes d'accumulation, de répétition ou d'aléatoire sous forme de dispositifs sonores ou visuels propices au déclenchement de l'imaginaire ou de l'identification.

Photo : Miséréré Juliette (2015)

Miséréré Juliette (2015)

Née en 1988 en Bourgogne, elle vit et travaille en France. Diplômée de l’École Nationale Supérieur d’Art de Dijon en 2013, où elle a commencé et continue à travailler sur la problématique des objets, lieux et architectures qui provoquent une croyance chez l’être humain. Malédictions, légendes, contes et rumeurs sur ces sujets, lui permettent de travailler des thèmes comme la mémoire, l’entropie, le fantasme et la domesticité.

Photo : Murie Fred (2013)

Murie Fred (2013)

Après une formation scientifique, la pratique artistique de Fred Murie s’est déplacée de la peinture vers de nouvelles formes d’écritures visuelles. Le numérique est ici envisagé comme un espace de création et de diffusion qui se confronte à l’expérience de la réalité. Depuis quelques années, il collabore avec Flavien Théry, au travers de l’entité « Spéculaire », afin de développer des projets qui révèlent les dimensions insoupçonnées de la réalité.

Photo : Nègre Richard (2014)

Nègre Richard (2014)

Richard Negre, issu d'une formation d'animateur aux Gobelins, école de l'image, a choisi d'inscrire sa pratique dans le champs de l'expérimentation. Il s'approprie les différentes techniques liées à l'image en mouvement. Ses recherches sont liés à son environnement et à sa propre histoire. En effet, ses films relèvent de l'intime, se réfèrent à des temps personnels tout en conservant une distanciation.

Nicloux Guillaume (2015)

Né le 3 août 1966, ce passionné de théâtre fonde à 18 ans la compagnie La Troupe. Étudiant du Centre National des Lettres, il se tourne vers la réalisation de thrillers à l’atmosphère noire. Il écrit également de nombreux romans policiers. En 2015, « Valley of love » est sélectionné en compétition officielle au 68e Festival de Cannes.

Nicoleau Romain (2006)

Diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’art du Mans. Romain Nicoleau s’est spécialisé dans la vidéo en tant que monteur et réalisateur.

Photo : Nillni Laura (2013)

Nillni Laura (2013)

Laura Nillni est née à Buenos Aires en 1961, de nationalité française. Diplômée des Beaux Arts de Buenos Aires, elle vit et travaille en France depuis 1987. Peintre et sculpteur, représentée par la galerie Lélia Mordoch à Paris, elle travaille également dans le domaine du multimédia en collaboration avec Ricardo Nillni, compositeur. Elle intervient aussi en milieu scolaire dans plusieurs villes de la Région parisienne.

Photo : Nyeki Catherine (2009)

Nyeki Catherine (2009)

Artiste numérique, plasticienne, musicienne, Catherine Nyeki explore dans ses oeuvres un monde végétal imaginaire proche du vivant. À travers ses recherches en « botanique parallèle », elle s’attache également à développer un langage sonore spécifique pour chacune de ses pièces.

Onikeku Qudus (2015)

Qudus Onikeku est circassien, danseur, chorégraphe et acteur. Son travail artistique est influencé par la tradition Yoruba, les danses traditionnelles nigérianes, le hip-hop, la capoeira, l’acrobatie, la danse contemporaine. Mondialement reconnu, il a travaillé avec des chorégraphes de renom tels que Heddy Maalem, Sidi Larbi Cherkaoui et JeanClaude Galotta.

ORLAN (2000 - 2001)

Mireille Porte, dite ORLAN, née le 30 mai 1947 à Saint-Étienne, est une artiste plasticienne française qui vit et travaille entre Paris, New York et Los Angeles. ORLAN est une artiste pluridisciplinaire. Son œuvre se situe dans divers contextes provocateurs, légitimée par son engagement personnel. Dès les années 1960, ORLAN interroge le statut du corps et les pressions politiques, religieuses, sociales qui s'y inscrivent. Son travail dénonce la violence faite aux corps et en particulier aux corps des femmes, et s'engage ainsi dans un combat féministe. Elle fait de son corps l'instrument privilégié où se joue notre propre rapport à l'altérité. En 1978, elle crée le Symposium international de la Performance, à Lyon, qu'elle anime jusqu'en 1982. Son manifeste de « l'art charnel » (Carnal Art Manifesto) est suivi d'une série d'opérations chirurgicales - performances qu'elle réalise entre 1990 et 1993. Avec cette série, le corps de l'artiste devient un lieu de débat public. Ces opérations chirurgicales - performances ont été largement médiatisées et ont provoqué une vive polémique, bien qu'elles ne représentent qu'une infime partie de son œuvre intégrale. Le travail d'ORLAN sur le corps se fait également par le biais de la photographie : ainsi trouve-t-on ce médium dans la photographie-sculpture du Baiser de l'artiste, mais aussi des photographies d'ORLAN en madonne, dans le dispositif scénique des opérations chirurgicales - performances, photographies-affiches de cinéma... ORLAN explore également l'utilisation des nouvelles technologies dans le domaine des arts. En 1982, avec Frédéric Develay elle crée le premier magazine en ligne d'art contemporain, Art-Accès-Revue, sur minitel. Dans son travail de la fin des années 1990 et du début des années 2000, les Self-Hybridations, l'artiste, par le biais de la photographie numérique et des logiciels de retouches infographiques, hybride des visages de cultures différentes (amérindiens, pré-colombiens, africains). ORLAN tente ensuite d'élargir encore les frontières de l'art contemporain en utilisant les biotechnologies pour créer une installation intitulée Manteau d'Arlequin, faite à partir de cellules de l'artiste et de cellules d'origines humaine et animale. Parallèlement, ORLAN enseigne à l'École nationale supérieure d'arts de Cergy-Pontoise. En 2005, elle obtient une résidence d'un an à l'ISCP, à New York, par l'Association française d'action artistique (AFAA), et en 2006 elle est invitée à Los Angeles en résidence au Getty Research Institute, laboratoire de recherche du Getty Center. Elle reçoit le grand prix de l'e-Réputation 2013, catégorie arts plastiques, qui récompense les personnalités les plus populaires sur internet, aux côtés de Philippe Starck et Yann Arthus-Bertrand.

Ornic'art (2006)

L'expérience d'une pratique commune débute pour le couple Christine Bouvier/Rochdy Laribi en 1994. Ils coréalisent des œuvres alors fortement imprégnées de leur histoire personnelle. L'implication corporelle des deux artistes est primordiale : cette seconde peau qu'ils étirent pour créer ce réseau, leurs corps en tension, tantôt contrepoids, tantôt poteaux ou supports, sont des membres fonctionnels de cette microsociété en pleine activité. Discrets mais occupés comme l'insecte au travail, les artistes font partie de l'événement, ils incitent et participent à une nouvelle gestuelle (chorégraphie). Actions éphémères, performances, mises en situation du monde vécu, du monde sensible et de l'action politique. Christine Bouvier et Rochdy Laribi réfléchissent l'absurde de situations ordinaires décalées dans des lieux publics.

Périot Jean Gabriel (2015)

Jean-Gabriel Périot a réalisé plusieurs courts métrages à la frontière du documentaire, de l’animation et de l’expérimental. Il développe son propre style de montage qui interroge la violence et l’histoire à partir d’archives filmiques et photographiques. Ses derniers films ont été récompensés dans de très nombreux festivals à travers le monde.

Photo : Phelippeau Mickael (2014)

Phelippeau Mickael (2014)

Après une formation en arts plastiques et en danse, Mickaël Phelippeau travaille auprès de nombreux chorégraphes (parmi lesquels Mathilde Monnier, Alain Buffard, Daniel Larrieu), et de 2001 à 2008, au sein du Clubdes5, collectif de danseurs-interprètes. Depuis 2003, il axe principalement ses recherches autour de la démarche bi-portrait, prétexte à la rencontre. Il crée ainsi les pièces chorégraphiques bi-portrait Jean-Yves (2008) et bi-portrait Yves C. (2009),  Numéro d'objet (2011), Chorus(2012), enjoy the silence (2013), Pour Ethan et Set-Up (2014) Depuis 2010, Mickaël Phelippeau est directeur artistique des résidences À domicile à Guissény. Il est artiste associé au Théâtre Brétigny, Scène conventionnée du Val d’Orge de 2012 à 2015, et à l’échangeur, CDC de Picardie de 2014 à 2016.

Pianacci Stéphane (2000 - 2001)

Plasticien de formation, Stéphane Pianacci enseigne à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne (Centre Saint Charles). Sa pratique artistique fait essentiellement appel aux technologies de l'image telles que la vidéo, la photographie etc... Egalement graphiste, il participe à la conception de diverses publications en rapport plus ou moins étroit avec le champ de l'art contemporain et assure notamment la direction artistique de la revue [plastik] publiée par le Cérap (Centre d'Etudes et de Recherches en Arts Plastiques). Il est aujourd'hui professeur en création publicitaire.

Photo : Piette Jean-François (2009)

Piette Jean-François (2009)

Doté d’une formation de musicien et actuellement à la tête du conservatoire d’Alfortville, Jean-François Piette s’intéresse aux rapports qu’entretiennent les arts plastiques et le son. Son travail fait se confronter les matières sonores avec le son des mots et le sens de la narration.

Pitoiset Emilie (2006)

Née en 1980, ancienne élève de l’ENSB-A (atelier Closky et Jean-Luc Vilmouth), elle vit et travaille à Paris. Son travail, non sans une certaine théâtralité, place comme un présupposé à la création et à ses limites la tragédie inhérente à notre société. Ses oeuvres interviennent à un moment de bascule, de tension, ce sont des points de non-retour. Son humour, même s’il est souvent noir questionne notre rapport au monde. Au travers de disfonctionnements d’erreur, d’incompréhensions, de milles petits bogues, elle s’adresse directement au spectateur. Elle lui propose une pause. Elle invite son regard, son esprit et son corps à remettre en cause leur propre matérialité.

Plat Isabelle ( 2000 - 2001)

Née à Lyon en 1957, Isabelle Plat vit et travaille à Paris et New York. Isabelle Plat joue de l’ambiguïté entre l’art et l’objet utilitaire ; elle conçoit des « volumes d’usage » . Elle construit ces formes, aussi bien pour l’espace domestique que public, en s’appuyant sur l’une des spécificités du lieu et de ses occupants. Pour elle, c’est comme "l’écologie du lieu". ("Écologie" selon définition du petit Robert : "Étude des milieux où vivent les êtres vivants ainsi que les rapports de ces êtres entre eux et avec le milieu."). Ainsi elle se sert souvent de l’énergie du lieu (énergie renouvelable) comme matériau (littéralement) comme pourraient l’être : la pierre, le bronze, etc. Par une confrontation métaphorique mais néanmoins physique d’un corps singulier avec l’espace qu’elle investit, Isabelle Plat met en évidence les enjeux culturels, écologiques, voire politiques de notre société.

Reed 013 (2000 - 2001)

C’est sous le mystérieux nom de Reed 013 que l’ex-chanteur de Norma Loy réalise depuis 10 ans des photos numériques, où le corps est roi et reine. Ses photos sont situés au carrefour du surréalisme, du body art et de l’impresionnisme mutant.

Photo : Rochette Hughes (2011)

Rochette Hughes (2011)

Nathalie Brevet et Hughes Rochette ont débuté leur collaboration en 2001. La prise en compte du contexte urbain, de l’espace, et de l’échelle des lieux constituent une caractéristique forte de leur travail. Leur approche, centrée sur l’installation in situ, les ont conduits à concevoir des installations pour des centres d’art, en France ou à l’étranger, et à répondre à des commandes publiques ou privées impliquant une intervention à l’échelle du bâtiment et de l’espace public. La lumière et le déplacement dans l’espace sont des éléments récurrents dans leurs interventions.

Roland Alice (2013)

Après des études de lettres modernes et d’anglais, Alice Roland exerce par intermittence une activité de traductrice (notamment pour trois pièces de Nikolai Galen). Elle prend part depuis 2007 aux spectacles de la compagnie DCA (Cœurs Croisés, Octopus, Marcel Duchamp mis à nu par sa célibataire même). De 2007 à 2009, elle danse également dans les parcours chorégraphiques du projet Peripatein d’Armelle Devigon, dans les Phénomènes dansés d’Agnès Butet et dans un théâtre érotique. Depuis 2007 elle collabore régulièrement avec la chorégraphe Gaëlle Bourges, dansant et performant dans Je baise les yeux, La belle indifférence, Le Verrou, ainsi que dans A mon seul désir (2014). Alice est également auteur de À L’Œil Nu (2014).

Photo : Roshem Sarah (2000 - 2001)

Roshem Sarah (2000 - 2001)

Sous le pseudonyme de SR Labo, un laboratoire de recherches et d’expérimentations sur le vivant et son milieu, Sarah Roshem développe des concepts, des dispositifs immersifs, des œuvres au service du spectateur dans le but de l’aider à aller mieux : SR Labo takes care of you. Cette démarche reliant la pratique artistique à celle du care sert à concevoir et développer des propositions artistiques expérimentales pour favoriser la mise en place de techniques nouvelles de soutien grâce à l’art. L’art permettrait, dans un soucis de l’autre, d’engager - dans une relation de confiance et de partage - des pratiques favorisant le bien être par la relation, l’expérience, la création...

Photo : Rouger Jérôme (2015)

Rouger Jérôme (2015)

Auteur, metteur en scène et comédien, Jérôme Rouget écrit et joue « Pour la rue Police Culturelle », premier spectacle de la compagnie La Martingale. Avec Anne Marcel et Babette Moinier, il monte en 2000 Ce qui est dit doit être joué, créé à partir de textes écrits par des habitants de Parthenay et de la Gâtine. En 2003, il écrit et joue Trapèze, flânerie verbale humouristique et légèrement féroce menée a vive allure par un comédien et un musicien. A cette occasion, il collabore avec Bertrand Suarez-Pazos et Jean-Pierre Mesnard pour la mise en scène. A ce jour, Trapèze et a remporté le premier prix du festival de théâtre solo Coup de Chapeau à Toulouse. En novembre 2005, il crée Furie et collabore de nouveau avec Jean-Pierre Mesnard pour la mise en scène. Furie a été joué environ 200 fois et est toujours en tournée actuellement. En 2008, il crée Je me souviens avec Jean-Pierre Mesnard pour la mise en scène. Pendant la saison 2011-2012, Je me souviens franchit la barre des 200 représentations. En 2010-2011, il lance le projet Inoffensif, s'interrogeant sur le politique, la politique, la communication, la manipulation, l'organisation des hommes en société. Jérôme Rouger joue également avec d'autres compagnies. Il est aussi maître de cérémonie dans La Goguette d'Enfer et fut tromboniste au sein de L'Etrange Gonzo. Enfin, il est chargé d'enseignement en master 2 mise en scène et scénographie à l'Université Michel de Montaigne Bordeaux III.

Photo : Roussel Natacha (2009)

Roussel Natacha (2009)

Au sein du collectif Experientiae Electricae, Natacha Roussel conçoit depuis 2003 des oeuvres d’art immersives interrogeant les relations « augmentées » des humains et groupes d’humains dans l’espace. Pour la création d’Interac wearing, elle a collaboré avec d’autres membres du collectif : Michael Roy (électronique) et Jeanne Laurent (textile).

Sachse Renate (2015)

Renate Sachse est productrice cinématographique et collaboratrice du réalisateur Patricio Guzmán.

Photo : Scenocosme (2009, 2015)

Scenocosme (2009, 2015)

Les artistes Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt forment le duo Scenocosme. Ils vivent et travaillent ensemble en France. Ils mêlent art, technologie, sons et architecture afin de concevoir des œuvres évolutives et interactives originales. En distillant la technologie numérique, ils en font ressortir des essences de rêve et de poésie, ils en utilisent ainsi la partie vivante, sensible voire fragile. Leurs oeuvres sont issues d’hybridations possibles entre le monde vivant et la technologie dont les points de rencontres les incitent à inventer des langages sensibles et poétiques. Ils explorent entre autres les relations invisibles que nous entretenons avec l’environnement : ils rendent alors sensibles les variations énergétiques infimes des êtres-vivants en proposant des mises en scène interactives où les spectateurs partagent des expériences sensorielles extraordinaires.

Photo : Séméniako Michel (2011)

Séméniako Michel (2011)

Michel Séméniako est un photographe nyctalope. La nuit, il explore l’espace, le modèle et le peint à l’aide du faisceau lumineux coloré d’une lampe torche. Le réel lui propose des formes, en les éclairant il crée des fictions. Il efface ainsi les frontières entre réel et imaginaire et nous invite à une réappropriation des lieux. Après des études de sociologie, Michel Séméniako expose ses premières séries de photographies de 1967 à 1970. Provisoirement attiré par la réalisation audiovisuelle, il revient à la photographie en 1979 et obtient en 1991 le prix « la villa Médicis hors les murs ». Un an plus tard, son travail est de nouveau récompensé par le « prix Nadar ». De 1991 à 2004 il fut membre de l’agence Métis et maître de conférence en photographie à la Faculté des Arts d’Amiens de 1992 à 2007. Il est représenté par l’agence Signatures. Michel Séméniako vit et travaille à Vitry-sur-Seine.

Senaud Franck (2014)

Né le 29 août 1972 à Paris. Devient l’élève de Philippe Lejeune en 1987. Baccalauréat d’Arts Plastiques. Licence de philosophie, Université de Paris XII.— Distinctions: 1992: Prix des jeunes de moins de 25 ans Salon de Maisse; 1993: Finaliste du Prix André & Berthe Noufflard; 1993: Prix du Pastel Salon de Sainte Maure des Touraines. — «Quelle adoration que celle que j’ai pour la peinture! Le seul souvenir de cer tains tableaux me pénètre d’un sentiment qui me remue de tout mon être, même quand je ne les vois pas, comme tous ces souvenirs rares et intéressants qu’on retrouve de loin en loin dans sa vie et sur tout dans les toutes premières années» (E. Delacroix).

Sfar Laurent (2006)

Laurent Sfar travaille sur les absurdités du monde. De la Table de ping-pong séparée par un mur (exposition à l’Espace d’art contemporain Camille Lambert à Juvisy-sur-Orge) jusqu’au Pique-nique de sangliers pour Sén’art en Forêt, l’artiste ne laisse rien en place et bouscule nos références communes. Sa réflexion porte sur l’espace urbain, lieu à travers lequel différents flux temporels et relationnels se confrontent. Le travail de Laurent Sfar prend forme par des gestes ou des actions posées dans l’espace public grâce à des dispositifs technologiques sophistiqués (caméras de surveillance) ou très simples (des lacets trop longs). C’est un questionnement qui va au-delà de la perturbation de l’ordinaire dans le quotidien, c’est sur la nature du geste artistique que l’on est amené à réfléchir.

Solnychkine Sophie (2006)

Née en 1981, Sophie Solnychkine vit et travaille à Toulouse. Plasticienne (photographie, vidéo, son) ainsi que doctorante en Esthétique et Sciences de l’art, Sophie Solnychkine tente d’approfondir ses recherches artistiques en diversifiant ses expériences au sein du monde de l’art, expériences dont le dénominateur commun serait le souci de développer une réflexion théorique et une pratique plastique en adéquation profonde. Ces recherches se concrétisent au travers d’interventions en tant que plasticienne, d’activités de recherche ou encore de commissariats d’expositions comme Exchange views on, programme de vidéos françaises et sud-africaines, co-produit avec l’artiste sud-africain Ed Young, diffusé en France, à Toulouse et à Nice et en Afrique du Sud à Cape Town en mars 2004. Plus concrètement, les recherches de Sophie Solnychkine portent sur le paysage contemporain, les non-lieux, la ruralité moderne, et l’invention de modes de lecture fictionnels du paysage, développés en corollaire d’une interrogation sur la notion de "neutre", telle que la conceptualisa le théoricien français Roland Barthes.

Studiometis (2006)

Le collectif Studiometis conçoit et réalise des espaces de connaissance interactifs ouverts à la convivialité et à l’échange. L’interactivité est au cœur de son travail et il recherche les procédés les plus novateurs pour créer une participation du public dans chacune de ses installations. En 2006, il a reçu l’aide du DICREAM (Dispositif pour la Création Artistique Multimédia du Centre National de la Cinématographie). Par le métissage des disciplines, des médias, des cultures, Studiometis conçoit des projets interactifs, brouillant les frontières entre l’art, le design, l’architecture, la musique, l’éducation, la théorie et la poésie.

Suleiman Elia (2015)

Elia Suleiman, né le 28 juillet 1960 à Nazareth, est un réalisateur, scénariste et acteur palestinien. Il est surtout connu pour son film sorti en 2002, « Intervention divine » qui remporta en 2002 le prix du jury au Festival de Cannes. Souvent comparé à Tati ou Keaton, Elia Suleiman manie le burlesque et la gravité avec le même sens poétique.

Photo : Théry Flavien (2011 - 2013)

Théry Flavien (2011 - 2013)

Diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, Flavien Théry travaille à Rennes où il enseigne les arts graphiques et l’architecture intérieure, il crée des objets qui sont eux-mêmes sources de lumière. Celle-ci étant envisagée comme signe de présence aux sens, matériel et temporel, une métaphore du vivant.

Photo : Thibieroz Sophie (2015)

Thibieroz Sophie (2015)

Après des études supérieures en commerce international, Sophie Thibieroz réalise son rêve en intégrant une école de danse professionnelle pour préparer un DE en danse jazz (dont elle sera titulaire en 1994). Dès lors, elle embrasse une carrière artistique en tant que danseuse, conjuguée à un réel besoin de transmission pédagogique… Elle danse dans différentes compagnies (Jazz, néo-jazz, danse-théâtre etc…), chorégraphie plusieurs pièces et, parallèlement,  enseigne dans différentes structures associatives et Conservatoires. Elle a fait sienne la citation de Martha Graham : «  Peu importe si tu danses bien. Lève-toi simplement et danse. Les grands danseurs ne sont pas grands à cause de leur technique, ils le sont à cause de leur passion… ».

Toma Yann (2000 - 2001)

Artiste chercheur, il est Président à vie de Ouest-Lumière et observateur artiste au sein de l’ONU où il siège en tant qu’artiste entrepreneur. En récupérant des éléments d’archives de l’ancienne compagnie d’énergie électrique au début des années 1990, il s’est approprié un réseau symbolique, une infrastructure industrielle dont il a fait son territoire de recherche et la matière même de son activité. Il privilégie les collaborations avec les industriels, les acteurs en sciences politiques ainsi que les philosophes. Le travail artistique de Yann Toma fait partie de nombreuses collections. Son oeuvre est notamment intégrée à celle du Centre Pompidou et a été mise à l’inventaire du Fonds National d’Art Contemporain en 2007. Il est Professeur des universités en arts plastiques et sciences de l’art à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne où il dirige, au sein de l'INstitut ACTE, l'équipe de recherche Art & Flux qui est autant un observatoire de recherche (théorique et critique) qu’un laboratoire d’expérimentation et de production artistique. Art & Flux rend compte de façon critique de ce qui lie l’art, l’économie et les sciences politiques.

Photo : Tondeur Anaïs (2015)

Tondeur Anaïs (2015)

Anaïs Tondeur, plasticienne, vit à Paris et Londres. Son travail artistique s’appuie sur une exploration de l’interface entre faits et fiction, art et science, mémoire et perception. Dans une pratique prédominée par le dessins, la photographie, les nouveaux médias, ses installations mettent en récit des questions liées à l’impact de l’humain sur son environnement, au travers d’expéditions réelles ou fictives. Elle est représentée par GV Art Gallery, Londres.

Photo : Toulemonde Muriel (2013)

Toulemonde Muriel (2013)

Issue de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, elle présente régulièrement ses photographies et vidéos dans des expositions personnelles ou collectives parmi lesquelles Best off, monuments et animaux à la Conciergerie de Paris. Attentive au corps et à ses contraintes, elle filme des figures en mouvement, athlètes ou chevaux de course entre autres. Usant des qualités plastiques du médium vidéo, elle tente de cadrer le « temps qui s’écoule ».

Photo : Trabelsi Sami (2013)

Trabelsi Sami (2013)

Né en 1982, Sami Trabelsi est diplomé de La Villa Arson, École Nationale Supérieure d’Art à Nice. En 2009 il effectue un double cursus master à la Gerrit Rietveld Academie à Amsterdam ainsi qu’à l’École nationale supérieure des beaux- arts de Paris (ENSBA) où il obtient son DNSAP. Il participe à l’édition 2012 de La Nuit Blanche à Paris où il a présenté sa première version de son projet vidéo 2,7. Il est représenté par la Galerie Karima Celestin à Marseille.

Vachez Cyril (2011)

Les derniers travaux de Cyril Vachez s’orientent vers : l’illusion virtuelle et l’interactivité. Il les développe au sein d'installations constituées d'attracteurs (volumes, cinétiques immatériels,.....) Ce sont les sciences qui déterminent ses thèmes de prédilections. Il a notamment travaillé avec le compositeur Cyril Fonteneau sur les bandes sonores de ses compositions afin d'immerger d'avantage le spectateur.

Verdonck Kris (2011)

Les différentes formations qu'a suivies Kris Verdonck (1974) - arts visuels, architecture et théâtre - se retrouvent dans son travail : on peut situer ses créations à la frontière entre les arts plastiques et le théâtre, l'installation et la performance, la danse et l'architecture.

Vernhes Lermusiaux Aurélien (2015)

Aurélien Vernhes-Lermusiaux est né à Figeac. Ayant grandi à proximité des Causses – environnement désertique du sud de la France – très tôt, il développe un intérêt pour les espaces abandonnés et les fantômes qui les peuplent. Il réalise des films de fiction, des documentaires et des installations interactives qui s’interrogent sur les liants entre la notion de "trace" et les questions de "mémoire". Après un BTS audiovisuel et des études universitaires à La Sorbonne en cinéma et philosophie, il termine son parcours au Fresnoy, studio national des arts contemporains. Il a collaboré avec des cinéastes tels que André Téchiné, Sharunas Bartas et a travaillé sur les films de Jacques Audiard, Youssef Chahine, Elia Suleiman... Ses films ont été sélectionnés dans des festivals nationaux et internationaux et ont été récompensés à plusieurs reprises. Son travail a également été projeté et exposé dans différents musées et centre d'arts.

Photo : Viola Bill (2013)

Viola Bill (2013)

Bill Viola étudie les arts plastiques à l'université de Syracuse de New York mais, n'étant pas à l'aise dans les cours qu'il trouve trop traditionnels, il rejoint une section créée par le professeur Jack Nelson pour les élèves inadaptés aux autres sections, l'« experimental studio », où il entre en contact avec la vidéo. Plus intéressé par la musique que par l'image, il suit des cours de musique électronique sur synthétiseur, ce qui lui permet d'appréhender le signal électronique comme un matériau avec lequel il peut travailler. Fasciné par la « continuité du signal vidéo par rapport à l'attente qu'induit le développement de pellicule », il aborde ainsi la vidéo en termes de signal et non d'image. Totalement enthousiasmé par ce nouvel outil, Viola dit avoir fait en 1973 plus de bandes que durant n'importe quelle autre année. Il commence à mettre en place des installations vidéo en utilisant des moniteurs, puis des projections de ses vidéos sur de grandes surfaces dès 1973. Viola participe à cette effervescence qui entoure le tout nouvel art vidéo dans des manifestations, avec des gens comme Nam June Paik, Bruce Nauman, Richard Serra, Peter Campus, Vito Acconci, Joseph Beuys , Wolf Vostell, Frank Gillette, Ira Zinder, Juan Downey . Il est, comme eux, influencé par le performance art. Ainsi, en 1975, dans une performance intitulée Free Global Distribution, il tente pendant une journée d'apparaître sur le maximum de photographies de touristes à Florence. Vers le milieu des années 1970, il voyage en Orient poussé par une quête spirituelle. En 1980, lors d'un voyage au Japon à la faveur d'une bourse d'études, il rencontre le maître zen Daien Tanaka qui devient son guide spirituel. Bill Viola décrit ses premières bandes en citant Marshall McLuhan : « Le médium, c'est le message », c'est-à-dire que leur sujet, ce qui est mis en scène, c'est la technologie vidéo elle-même; mais il pense ensuite qu'il doit aussi considérer à part égale le système perceptif humain, ce qui transparaît dans Red Tape (1973), considérée comme une bande de transition vers la prise en compte du spectateur. Viola cherche désormais, dans une démarche intimiste, à exprimer son cheminement émotionnel et spirituel, où il n'hésite pas à donner des images de lui-même ou de sa famille. Il fait également souvent appel à des thèmes récurrents : la vie, la mort, le sommeil, le rêve, l'eau, le feu, le désert…

Zeller Siegfried (2000 - 2001)

Né en 1965, il vit et travaille à Saint-Denis. Docteur en arts plastiques, il a participé à de nombreuses expositions.