Waiting Area

Waiting Area

L’artiste a transformé l’Espace culturel du Moulin des Muses de Breuillet en un volume monochromatique en modifiant à la fois l’intensité et la couleur de l’éclairage existant. Le temps de l’exposition, visiteurs ou employés du soir se retrouvent à vivre dans un bleu indigo-violet profond. Selon l’artiste, « ce bleu est abordé comme une coloration maximale du site, il absorbe l’intensité lumineuse du lieu » comme pour l’inspirer à nouveau. Elle transforme l’espace du quotidien en lieu de représentation. Le bleu agissant comme tranquillisant, « le visiteur est métamorphosé physiologiquement, comme sous sédatif ». Il perçoit le temps ralentir. La lumière d’ordinaire dynamisante, trouve ici son effet inversé, comme sur une aire de ralentissement. Ici, ce sont les effets physiologiques et psychotropes de la lumières qui sont mis en jeu.

Refuge existentiel

Refuge existentiel

Des projections de lumières viennent inonder l’espace publique, de manière alternative. Le mouvement répétitif du rayonnement, l’allumage ainsi que l’extinction du « sémaphore » sont programmés et agissent comme un repère dans la ville, un phare envoyant des signaux, à la tombée de la nuit. Interpellés, les passants se confrontent à une forme d’illusion d’intérieur habité et éclairé sans âme qui vive. La nuit venant, l’espace intime de cet intérieur prend l’allure d’un décor modelé par des glacis de tons chauds. Très vite, ce regard est rejeté par le retour d’un éblouissement momentané. Les repères de l’éclairage public sont inversés. Le travail de la lumière interroge les limites de l’espace et de sa représentation, entre intérieur et extérieur, sphère privée et publique.

Persistance du cadre II

Persistance du cadre II

A travers la diffusion de fumées en nuages de poussières et sur un fond sonore à la fois ténu et persistant, des images se distinguent ou se voilent dans l’obscurité. Cette perspective atmosphérique est accentuée par un axe de construction partageant l’espace en deux en sa diagonale. Cette construction savante reprenant les règles de composition du nombre d’or a été élaborée in situ.

L’artiste utilise la lumière comme matériau pour bousculer les limites de la représentation. Cette installation dont l’axe centrale est la perception visuelle, s’inscrit dans une problématique contemporaine exposée par l’auteur : « comment des effets de la lumière choisis peuvent impressionner l’oeil et rendre visible même ce qui reste dans l’ombre ».

Cosmogonies

Cosmogonies

Ces compositions en noir et blanc, au fort contraste, sont de deux sources lumineuses nocturnes : celle produite par l’homme et la lumière naturelle émise par les étoiles. En fusionnant certains composants plastiques du photogramme, cette oeuvre se réfère à l’origine de la photographie. Cette séquence  est une combinaison de reportages réalisés dans les villes environnantes de l’Arpajonnais, de vues du ciel, de vues aériennes, de cartographies célestes et terrestres. Ces représentations sont proches d’une vision nocturne où les repères spatiaux se confondent .

Dans cette série, l’artiste utilise la surimpression  d’images sur rhodoïds pour créer un nouveau rapport au paysage et des paysages nocturnes, emprunts d’histoire et de chimères.

Lighthouse

Lighthouse

De forme sommaire, ce prototype constitué de panneaux photovoltaïques articulés, captant la lumière du jour pour la restituer la nuit en énergie électrique, est le résultat d’une démarche conceptuelle témoignant d’un processus d’adaptation : en imaginant les intégrer à l’architecture, serions-nous prêts à changer de décor ? Quel serait l’impact visuel des panneaux solaires sur notre environnement ? Le projet est utopique et répond à un certain idéal dont l’entreprise est plus compliquée qu’il n’y paraît.

A travers  ce module à la forme élémentaire, les artistes ont cherché à mettre en évidence le décalage entre ce désir pressant de voir se développer des objets autonomes en énergie, et les contraintes matérielles et esthétiques qu’imposent ces panneaux solaires, noirs et sans courbes.