Bug 2006

Bug 2006

Deux photographies présentent un moniteur mis à plat comme le patron d’un cube de papier. Un détecteur de mouvement soigneusement dissimulé active les écrans camouflés au centre des photographies. Une vidéo qui met en scène deux hommes et une femme au milieu d’un salon, surgit d’un des deux moniteurs. Un des deux hommes sort du champs et s’installe sur l’écran d’en face, à la table de la régie lumière d’une scène de spectacle. L’homme et la femme, amants, se préparent à un strip-tease sur un quiz musical. Avant la fin du jeu érotique, la machinerie se met à fumer, le son d’une musique techno s’amplifie, les projecteurs s’emballent, les écrans clignotent. Le visiteur, pris en flagrant délit de visionner un film érotique en espace public, se trouve invité à danser au milieu des lumières et de la fumée, au rythme d’une musique endiablée.

Cette installation a pour objectif d’induire en erreur le spectateur sur ce qu’elle lui donne à voir au premier abord. L’oeuvre ne se révèle pas dans son immédiateté, pour attirer le spectateur dans un environnement ambigu difficilement identifiable.

Bug Off

Bug Off

Le public est invité à témoigner du vécu d’un bug, d’un couac survenu dans sa vie.  Ces expériences intimes sont enregistrées par un des artistes suivant un cérémonial précis. Il est ici question de témoigner du bug faisant partie intégrante de la vie, face à une société sécuritaire.

Certains bugs donnent lieu à des performances dans des lieux publics. Deux personnes de rouge vêtus délimitent un périmètre d’action et procèdent à des situations absurdes, interprétations des bugs sources. L’intervention est filmée et pourra être visionnée lors de la troisième phase du projet.

Les laborantins invitent le public à une visite guidée de leur laboratoire. Ce dernier est modulable et interactif avec le public, l’invitant à déposer son bug, à visionner ceux déjà déposés ou encore à se saisir du kit de ces performances urbaines pour se les réapproprier et les reproduire.

Drosera

Drosera

Les lampadaires s’enrhument. Le premier réverbère contaminé est celui de Viry-Châtillon, situé sur le chemin reliant le cinéma Le Calypso au parking. Des éternuements successifs se déclenchent à chaque passage de piétons. L’intensité sonore des éternuements enregistrés impulse une intensité lumineuse par le biais d’un modulateur. Chaque fois qu’un éternuement se fait entendre, le lampadaire s’allume et produit « une éclaboussure lumineuse ».

La contamination se poursuit, comme par l’intermédiaire d’un réseau souterrain, sur les lampes du hall d’accueil du cinéma Varda de Juvisy-sur-Orge situé à quelques pas du premier. A l’intérieur cette fois-ci, les lampes attendent les cinéphiles. L’épidémie se répand sur un des lampadaires doté de jardinières à Gometz-le-Châtel.

 

Désir d’imprévu

Désir d’imprévu

L’oeuvre, symbole d’une nouvelle forme d’expression artistique appelée VJing, se présente sous la forme d’un environnement composé de mobiliers assurant le confort du public, d’un équipement électronique proposant une interactivité entre l’image, le son, le texte et le public. Situé derrière une vitrine du centre commercial d’Evry, le public est invité à pénétrer dans cet espace de convivialité.

Trois modes sont proposés au public : le contemplatif, la performance et le ludique. Le premier propose un espace méditatif sous la forme d’une diffusion de fondus enchaînés de photos de voyages à travers Evry, accompagnés d’une musique aux sources variées et propices au relâchement. Le deuxième mode permet une interaction en temps réel d’images chronophotographiques, de citations théoriques et de musique, le mixage de l’image et du son se faisant en direct par un VJ. Le troisième mode, ludique, implique une démarche participative. Un joystick est mis à disposition, permettant d’agir sur certains paramètres comme le choix d’une séquence d’images et le rythme de leur diffusion.

 

Unité 01 : double sonore

Unité 01 : double sonore

Une boîte aux lettres installée sous les arcades de la galerie marchande du Plessis-Pâté capture les sons environnants, les modifie et les rediffuse par un haut parleur. Ces sons réapparaissent transformés, légèrement différés sous la forme d’une lecture à l’envers, en boucle, accélérée, au volume variable. Cette boîte fonctionne comme miroir de la ville, facteur d’une relation instantanée ou encore écrivain public pour l’art contemporain.

Entendre parler une boîte aux lettres crée une situation absurde, incongrue. Le deuxième bug naît de la transformation des sons. La situation de la boîte aux lettre crée une autre perturbation contrariant la fonction première du lieu. Elle distrait les passants, favorise le jeu et la rencontre. Elle occupe un lieu peu propice à une rencontre artistique.